Consultez les rubriques de l'Info-Veille Scientique
Un score de valeur nutritionnelle confirme le rôle central de la viande en tant qu’aliment dense en nutriments
Cet article présente le Nutritional Value Score (NVS), un nouvel indice qui classe 289 aliments en fonction de leur densité en nutriments essentiels et de leur contribution potentielle à la prévention des maladies non transmissibles. Le NVS est un score unique attribué à un aliment en combinant sept composantes pondérées issues de différentes tables de composition (françaises, indiennes, kényanes, nigérianes et américaines) : vitamines, minéraux, protéines (corrigées de la qualité), acides gras oméga‑3, fibres, ratios de nutriments (sodium/potassium, acides gras saturés/insaturés, sucres libres) et calories. Les résultats montrent que même les mieux classés ne couvrent pas à eux seuls l’ensemble des besoins, ce qui confirme la nécessité d’une alimentation diversifiée. Les scores les plus élevés sont observés pour les petits poissons, les fruits de mer, les abats, la viande rouge non transformée, les légumes verts feuillus et certaines légumineuses, qui se distinguent par des apports élevés en vitamines, minéraux et acides gras oméga‑3 biodisponibles. À l’inverse, les céréales raffinées, produits sucrés, snacks salés et aliments ultra‑transformés obtiennent les scores les plus faibles, illustrant leur statut de « calories vides ». Les auteurs soulignent que le NVS pourrait aider les politiques publiques à prioriser leurs recommandations en s’appuyant sur les aliments denses en nutriments, y compris ceux d’origine animale.
Référence : Beal, T., & Ortenzi, F. (2026). Nutritional Value Score rates foods based on nutrient density and noncommunicable disease prevention. The Journal of Nutrition, 156(5), 101443.
Source : The Journal of Nutrition
À voir aussi
-
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Une consommation protéique de 1,1 à 1,6 g/kg/j associée à une moindre fragilité chez les femmes de plus de 75 ans
Cette analyse transversale étudie l’association entre apports protéiques totaux, animaux et végétaux d’une part, et présence d’une fragilité multidimensionnelle d’autre part, chez 1 380 femmes australiennes vivant à domicile et âgées en moyenne de 75 ans. Les apports étaient estimés par questionnaire de fréquence alimentaire et la fragilité par un indice intégrant activités de la… -
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Les protéines animales associées à une moindre prévalence de dépression chez les adultes
Cette étude transversale coréenne analyse l’association entre sources de protéines alimentaires et dépression dans un échantillon représentatif de 17 125 adultes, dont 7 287 hommes et 9 838 femmes. La dépression était évaluée par le Patient Health Questionnaire-9, et les apports alimentaires par rappel de 24 heures. Après ajustement sur les facteurs de confusion, aucune… -
Composition et apports nutritionnels3 juin 2026Des apports plus faibles en protéines animales chez les personnes âgées sarcopéniques
Cette étude transversale descriptive compare les consommations alimentaires de 50 personnes âgées autonomes vivant à domicile dans le sud-est du Brésil, avec ou sans sarcopénie. Le diagnostic reposait sur trois critères : absorptiométrie biphotonique à rayons X, force de préhension et vitesse de marche, tandis que les apports alimentaires étaient estimés via trois rappels de…