Protéines animales, AGS et métabolisme : aucun effet à court terme sur la sensibilité à l’insuline

Cette analyse secondaire d’un essai croisé randomisé évalue l’impact de la nature des protéines (viandes rouges, blanches ou sources non carnées) et de la teneur en acides gras saturés (AGS) sur la sensibilité à l’insuline et la fonction des cellules β pancréatiques chez des adultes en bonne santé. Dans cet essai à court terme, 113 participants ont suivi des régimes iso-caloriques contrôlés, dont 46 ont réalisé des tests approfondis de tolérance au glucose. Les protocoles comparaient deux niveaux d’AGS (≈7 % versus 14 % de l’apport énergétique) et trois profils protéiques, sur des périodes de 4 semaines avec phases de wash-out. Les résultats montrent qu’à poids stable, ni la source des protéines ni le niveau d’AGS n’influencent significativement la sensibilité à l’insuline, la sécrétion d’insuline ou l’indice de disposition (indicateur composite qui évalue une éventuelle insulinorésistance). À court terme, et en l’absence de surconsommation énergétique, ces paramètres alimentaires ne semblent donc pas altérer la fonction β-cellulaire ni le risque métabolique chez des sujets sains.

Référence : Gadgil MD, Smith, J., Stroebel, BM, et al. (2026). Effects of protein source and amount of saturated fat on insulin sensitivity, insulin secretion, and disposition index in healthy individuals. The Journal of Nutrition, 156(5), 101458.

Source : The Journal of Nutrition

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