Les régimes très végétalisés associés à un risque accru de troubles neuropsychiatriques chez les personnes âgées

Cette étude transversale montre que, parmi plus de 8 000 Chinois de 65 ans et plus suivis dans la cohorte CLHLS, un profil qualifié de « flexitarien » (alimentation majoritairement végétale avec consommation de viande rouge inférieure à trois fois par mois) est associé à une probabilité plus élevée de multimorbidité neuropsychiatrique que les régimes omnivores. Les résultats indiquent une augmentation du risque relatif de 42 %, voire plus chez les pesco‑flexitariens et vegan‑flexitariens. Ces profils alimentaires sont également liés à une augmentation des risques de dépression (+ 20%) et de déficit cognitif (+ 29 %), avec des effets plus prononcés chez les hommes et robustes dans plusieurs analyses de sensibilité. Ces associations observationnelles doivent néanmoins être interprétées avec prudence, notamment en raison de l’influence possible de facteurs de confusion. Les auteurs concluent sur l’importance de nuancer les messages génériques en faveur des régimes très végétalisés chez les personnes âgées, en insistant sur la qualité globale de l’alimentation et l’adéquation en nutriments clés lorsque les apports en produits animaux sont réduits.

Référence : Xu X, Qin A and Wang S (2026) Flexitarian dietary patterns and neuropsychiatric multimorbidity among the oldest-old in China. Front. Nutr. 13:1789764.

Source : Frontiers of Nutrition

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