Déficit en vitamine B12 : quand l’alimentation maternelle met en jeu le développement de l’enfant

Devant un retard global de développement chez le jeune enfant, il faut systématiquement rechercher une carence en vitamine B12 car il s’agit d’une cause potentiellement réversible mais très dépendante de la précocité du diagnostic. Telle est la conclusion de cette revue de la littérature scientifique. Dans la majorité des cas rapportés, les enfants étaient allaités par des mères elles‑mêmes carencées en B12 du fait d’apports alimentaires excluant la viande ou très faibles en produits d’origine animale (régimes végétaliens ou végétariens stricts non supplémentés), ce qui souligne l’importance du statut maternel pendant la grossesse et l’allaitement. Les interventions par supplémentation parentérale ou orale à doses élevées entraînent généralement une amélioration rapide de l’état hématologique et un rattrapage partiel des compétences développementales, qui peut être complet si le traitement est instauré suffisamment tôt. Les auteurs recommandent donc d’intégrer la mesure de la vitamine B12 dans le bilan initial d’un retard global de développement, de sensibiliser les cliniciens au profil de risque des familles peu consommatrices d’aliments animaux et de renforcer les messages de prévention auprès des femmes suivant des régimes très végétalisés.

 Référence : Pancheva, R, Dzhogova, M, Dimitrov, L, et al. (2026). Vitamin B12 deficiency in the diagnostic work‑up of global developmental delay: A treatable and time‑sensitive condition. Nutrients, 18(7), 1098.

Source : Nutrients

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