Consommation de viande et santé : le rôle clé d’un équilibre global du régime

Contrairement au discours de plus en plus dominant, les personnes présentant les meilleurs indicateurs de santé ne sont pas celles qui mangent le moins de viande, mais celles qui en consomment des quantités modérées dans le cadre d’un régime globalement de meilleure qualité. C’est ce qu’indique dans cet article le chercheur Frédéric Leroy, professeur à l’université de Bruxelles, en s’appuyant sur différentes études de cohorte. Les données évoquées suggèrent que, dans les pays occidentaux, une consommation de viande rouge et blanche située dans les zones de recommandations usuelles est le plus souvent observée chez des individus qui cumulent par ailleurs d’autres comportements favorables (moins de tabac et d’alcool, plus d’activité physique, apport suffisant en fruits, légumes et produits laitiers fermentés), ce qui rend difficile l’attribution d’un effet sanitaire univoque à la seule viande. Le propos souligne aussi les limites des discours simplistes opposant « mangeurs de viande » et « mangeurs de végétaux ». Pour le chercheur, ce sont avant tout les régimes ultra‑transformés pauvres en micronutriments qui sont associés à un excès de risque, alors que les aliments d’origine animale riches en nutriments peuvent contribuer à la couverture des besoins, en particulier pour certains groupes vulnérables.

Pour en savoir plus : Les personnes en meilleure santé mangent plus de viande 

Source : Agrihebdo

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