Relation entre la consommation de viande et le risque de carcinome hépatocellulaire

La consommation de viandes rouges n’est pas associée à une augmentation du risque de carcinome hépatocellulaire selon une revue de la littérature scientifique avec méta-analyse, réalisée par une équipe de recherche chinoise. Objectif de l’étude : évaluer quantitativement la relation entre les apports en viande et le risque de carcinome hépatocellulaire. Méthodologie : revue des publications parues jusqu’à juillet 2013 et une méta-analyse. Résultats : Sept études de cohorte et 10 études cas-contrôle ont été intégrées à l’analyse. Les risques relatifs de carcinome hépatocellulaire (études cas-contrôle et de cohorte) pour les consommations les plus élevées comparées aux consommations les plus faibles étaient : – Pour les viandes rouges (porc, bœuf, agneau) de 0.97 pour les études cas-contrôle et de 1.43 pour les études de cohorte, ce qui résultait en un risque de 1.10 (IC : 0.85-1.42 ; p=0.09) suggérant que la consommation de viande rouge n’est pas associée à une augmentation significative du risque. – Pour les produits dérivés (charcuteries, saucisses) de 1.01 (IC : 0.79-1.28 ; p=0.14), ce qui indique une absence d’association; – Pour la viande totale (toutes viandes confondues) de 0.97 (IC : 0.85-1.11 ; p=0.57), ce qui indique une absence d’association. Les consommations de viandes blanches (volailles) et de poissons (et crustacés) étaient inversement associées au risque de carcinome hépatocellulaire (RR= 0.69, p=0.57 et 0.78, p=0.24, respectivement), même après ajustement selon les facteurs confondants. Conclusion : Cette méta-analyse indique que des consommations élevées de viande blanche et de poisson réduisent significativement le risque de carcinome hépatocellulaire, tandis que celles de viandes rouges, de produits dérivés et de viandes totales ne sont pas associées au risque. Ces données nécessitent d’être confirmées par d’autres études.
Source : Systematic review with meta-analysis: meat consumption and the risk of hepatocellular carcinoma.Luo J et coll, 2014 Aliment Pharmacol Ther Mars 3.
À voir aussi
-
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Une consommation protéique de 1,1 à 1,6 g/kg/j associée à une moindre fragilité chez les femmes de plus de 75 ans
Cette analyse transversale étudie l’association entre apports protéiques totaux, animaux et végétaux d’une part, et présence d’une fragilité multidimensionnelle d’autre part, chez 1 380 femmes australiennes vivant à domicile et âgées en moyenne de 75 ans. Les apports étaient estimés par questionnaire de fréquence alimentaire et la fragilité par un indice intégrant activités de la… -
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Les protéines animales associées à une moindre prévalence de dépression chez les adultes
Cette étude transversale coréenne analyse l’association entre sources de protéines alimentaires et dépression dans un échantillon représentatif de 17 125 adultes, dont 7 287 hommes et 9 838 femmes. La dépression était évaluée par le Patient Health Questionnaire-9, et les apports alimentaires par rappel de 24 heures. Après ajustement sur les facteurs de confusion, aucune… -
Composition et apports nutritionnels3 juin 2026Des apports plus faibles en protéines animales chez les personnes âgées sarcopéniques
Cette étude transversale descriptive compare les consommations alimentaires de 50 personnes âgées autonomes vivant à domicile dans le sud-est du Brésil, avec ou sans sarcopénie. Le diagnostic reposait sur trois critères : absorptiométrie biphotonique à rayons X, force de préhension et vitesse de marche, tandis que les apports alimentaires étaient estimés via trois rappels de…