Consommation de viande et santé cognitive : une association modulée par le génotype APOE

Une étude menée sur une cohorte en Suède a révélé que, chez les personnes présentant certains génotypes de l’apolipoprotéine E (APOE) les exposant à un risque accru de maladie d’Alzheimer, une consommation plus élevée de viande pourrait être associée à un ralentissement du déclin cognitif. Des résultats antérieurs avaient déjà indiqué que l’APOE modifie la réponse aux facteurs alimentaires, et, selon cette nouvelle étude, les personnes présentant les génotypes APOE ε3/ε4 et ε4/ε4 pourraient tirer profit d’une consommation de viande supérieure à celle généralement recommandée. Sur environ 1 700 personnes âgées, près de 300 ont développé une démence au cours de la période de suivi de 15 ans, et parmi les personnes présentant les génotypes APOE ε3/ε4 (qui représentaient environ un quart de l’échantillon), une consommation plus élevée de viande était associée à de meilleures trajectoires cognitives et à un risque réduit de démence. En raison de leur caractère observationnel (auto-déclaration alimentaire, confusion résiduelle, population homogène, petits sous-groupes APOE4), ces résultats restent toutefois à interpréter prudemment.

Référence : Norgren, J., Carballo-Casla, A., Grande, G., Börjesson-Hanson, A., Xu, W., Eriksdotter, M., Laukka, E. J., & Garcia-Ptacek, S. (2026). Meat consumption and cognitive health by APOE genotype. JAMA Network Open, 9(3), e266489.

Source : JAMA Network Open

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