Mesures agro-environnementales et climatique (MAEC) et aides pour l’agriculture biologique

Qu’est-ce que les mesures agro-environnementales et climatique (MAEC) ? Existe-t-il des aides pour l’agriculture biologique ? Toutes les réponses se trouvent sur le site du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
Qu’est-ce que les MAEC ?
Les mesures agro-environnementales et climatique (MAEC) permettent d’accompagner les exploitations agricoles qui s’engagent dans le développement de pratiques combinant performance économique et performance environnementale ou dans le maintien de telles pratiques lorsqu’elles sont menacées de disparition. C’est un outil clé pour la mise en œuvre du projet agroécologique pour la France.
Par rapport à ce qui existait précédemment, sont mises en place dès 2015 des MAEC d’un nouveau type : les MAEC « systèmes », parmi lesquelles les MAEC « systèmes herbagers et pastoraux » (MAEC SHP). Les MAEC « systèmes » consistent à proposer un engagement global d’une exploitation, plutôt que l’engagement des seules parcelles sur lesquelles existe un enjeu environnemental singulier.
Ainsi, les MAEC à partir de 2015 sont de trois types :
- des MAEC nouvelles répondant à une logique de système ;
- des MAEC répondant à des enjeux localisés, construites à partir de la combinaison d’engagements unitaires, suivant les bases de ce qui existait ;
- des MAEC répondant à l’objectif de préservation des ressources génétiques : dispositifs pour les races menacées animales et végétales et dispositif apiculture.
Le montant total des aides publiques consacrées aux MAEC sur la période 2014/2020 a été doublé par rapport à la période 2007/2013.
Quelles aides pour l’agriculture biologique ?
Pour la programmation 2015-2020, les aides à la conversion et au maintien de l’agriculture biologique sont financées avec le 2e pilier
(développement rural) de la PAC. Elles font l’objet d’une mesure dédiée du règlement de développement rural, selon des principes
similaires aux mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC).
Les aides pour la conversion et le maintien en agriculture biologique seront progressivement doublées sur la période, pour atteindre 180 M€ annuels (FEADER + crédits ministère de l’Agriculture) en fin de période, de façon à accompagner les objectifs du plan « Ambition bio » qui prévoit le doublement des surfaces en agriculture biologique.
En 2012, le montant versé (1er pilier + FEADER + crédits ministère de l’Agriculture) pour les aides à la conversion et au maintien en agriculture biologique avait été de 90 M€.
Source : Alim’Agri.
À voir aussi
-
Environnement24 juillet 2026Le pâturage régénératif stimule les enzymes du sol et reconfigure l’acquisition de nutriments par les microorganismes
Cette étude évalue l’impact de pratiques de pâturage régénératif et de gestion des prairies (charges animales, durée de repos, couverture végétale, fertilisation) sur l’activité des enzymes extracellulaires du sol impliquées dans les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore, ainsi que sur les stratégies d’acquisition de nutriments des communautés microbiennes. Les auteurs ont comparé… -
Environnement24 juillet 2026Ferme bio, paysage et microbiome : les usages du territoire pèsent autant que les pratiques locales sur les communautés microbiennes des sols
Cette étude menée sur des fermes certifiées biologiques combine des données de microbiologie des sols et de paysage pour comparer l’influence des pratiques de diversification intra-parcellaire (diversité des cultures, couvert végétal, cultures de couverture) et des usages du territoire environnant (prairies, cultures annuelles, boisements, surfaces artificialisées) sur la composition microbienne des sols. Les auteurs ont… -
Alimentation des animaux et systèmes d'élevage24 juillet 2026Disponibilité et impacts environnementaux de coproduits agro‑industriels comme ressources alimentaires pour les petits ruminants
Dans cet article publié dans la revue Animals, une équipe de chercheurs italiens a évalué la disponibilité et l’empreinte environnementale de plusieurs coproduits agro‑industriels couramment produits en Europe, afin d’examiner leur potentiel d’utilisation dans l’alimentation des petits ruminants (ovins et caprins). Les auteurs ont quantifié les volumes annuels de sous‑produits issus notamment des industries des…