De la prévention des carences à l’optimisation de la santé : repenser les recommandations en activité physique et en protéines

Dans cet article de perspective publié dans Frontiers in Nutrition, Chris Macdonald, de l’université de Cambridge au Royaume-Uni, plaide pour une révision des recommandations de santé publique en matière d’activité physique et d’apports protéiques, actuellement centrées sur des seuils minimaux destinés à prévenir les carences plutôt qu’à optimiser la santé à long terme. En s’appuyant sur une large synthèse de la bibliographie, l’auteur montre que des volumes et intensités d’exercice supérieurs, combinant systématiquement endurance et renforcement musculaire, réduisent fortement la mortalité toutes causes, entretiennent les fonctions cognitives, améliorent la résilience immunitaire et le bien‑être psychologique. De même, des apports protéiques supérieurs aux recommandations actuelles peuvent soutenir la masse et la fonction musculaires, la récupération et la qualité de vie dans des groupes variés de population, notamment les personnes âgées, les femmes enceintes et les individus physiquement actifs, sans preuve de risque accru pour la santé chez les autres sujets. L’article insiste en outre sur la possibilité de construire des régimes à plus forte densité protéique compatibles avec des objectifs éthiques et environnementaux, et appelle les gouvernements à mettre à jour les repères officiels, accompagnés de messages clairs et opérationnels, afin d’optimiser la durée de vie en bonne santé plutôt que de viser un simple évitement de la maladie.

Pour en savoir plus : Macdonald C (2026) Beyond the bare minimum: the case for revised physical activity guidelines and protein intake recommendations that maximise healthspan. Front. Nutr. 13:1853124.

Source : Frontiers in Nutrition

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