Avis de l’EFSA sur le potentiel zoonotique de la tremblante de mouton

Une nouvelle étude examinée par l’EFSA en 2015 montre qu’en conditions de laboratoire, la tremblante classique a pu être transmise d’ovins à des souris dont les gènes ont été modifiés pour ressembler à des gènes humains. Cette transmission a provoqué une maladie similaire à la MCJ sporadique ou «sMCJ», qui est une forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Dans leur examen, les experts de l’EFSA font l’éloge de la robustesse de l’étude, mais concluent que les connaissances scientifiques actuelles ne modifient pas le précédent avis scientifique de l’Autorité (2011). Les experts de l’EFSA concluent également qu’il est impossible d’évaluer les risques pour la santé publique liés à la tremblante que présente la consommation de produits alimentaires issus d’ovins. Ils soulignent que les connaissances scientifiques actuelles concernant la tremblante sont limitées, par exemple qu’il manque des informations sur la variabilité des différentes souches virales, sur leur répartition géographique et la manière dont elles peuvent influer sur une possible transmission à d’autres espèces. La tremblante touche les ovins et les caprins et se présente sous deux variantes. La tremblante classique se transmet par exposition à des animaux infectés par le virus de la tremblante (par exemple via le placenta ou le lait) et à leur environnement. Des preuves scientifiques suggèrent que la tremblante atypique, la seconde variante, est spontanée et non contagieuse. Dans cet avis, les experts de l’EFSA ont examiné les deux variantes, en se concentrant en particulier sur la tremblante classique, qui est le sujet de l’étude faisant l’objet de l’examen. L’EFSA ne modifie pas la conclusion d’un avis scientifique commun ECDE-EFSA de 2011 : il n’existe pas de preuve scientifique que la tremblante classique puisse se transmettre des animaux aux humains en conditions de vie réelle.
À voir aussi
-
Avancées techniques et technologiques9 février 2026Projet DARWIN : vers de nouvelles méthodes pour détecter les « nouveaux OGM » dans les aliments
Une note de veille du CEP souligne l’intérêt du projet européen DARWIN, qui vise à développer et tester des approches analytiques capables de détecter, dans les denrées alimentaires, les organismes issus de nouvelles techniques génomiques, plus difficiles à tracer que les OGM « classiques ». Le projet combine travaux de laboratoire, modélisation et réflexion réglementaire,… -
Sécurité sanitaire9 février 2026Micro-organismes et sécurité des aliments : un nouveau cadre européen pour caractériser les souches utilisées dans la chaîne alimentaire
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publie un document d’orientations pour aider à la préparation des demandes relatives aux produits réglementés destinés à être utilisés dans la chaîne alimentaire, fabriqués ou produits à l'aide de micro-organismes génétiquement modifiés ou non, qui sont soumis à une évaluation des risques relevant de la compétence de l'autorité… -
Sécurité sanitaire6 janvier 2026Avancées dans le domaine des biocapteurs microbiens pour la détection des contaminants alimentaires (TRADUCTION)
Les contaminants courants dans les aliments, tels que les agents pathogènes d'origine alimentaire, les métaux lourds, les mycotoxines, les pesticides et les antibiotiques, peuvent constituer une menace sérieuse pour la santé humaine. Des techniques efficaces de détection de la contamination alimentaire sont essentielles pour maintenir la sécurité alimentaire. Les biocapteurs microbiens à cellules entières sont…