Individualité et vie sociale : deux dimensions du bien-être positif en élevage

Cette revue narrative analyse la manière dont les différences individuelles et la vie sociale contribuent au bien-être animal positif dans les espèces d’élevage. Les auteurs partent du constat que les animaux ne perçoivent ni n’évaluent leur environnement de façon uniforme : capacités sensorielles, cognition, tempérament, expériences passées et état affectif modulent leur réponse aux ressources, aux contraintes et aux interactions sociales. La revue examine ensuite plusieurs dimensions de la vie sociale, parmi lesquelles les relations affiliatives, la facilitation sociale, la socialisation et les interactions entre animaux et humains. Ces mécanismes peuvent favoriser l’expression d’états affectifs positifs, le développement de compétences et la résilience face aux changements. Les auteurs insistent sur l’intérêt des notions de sociabilité et de compétence sociale pour mieux comprendre les conditions favorables au bien-être, au-delà de la seule prévention des expériences négatives. Ils invitent ainsi à adapter la conduite des animaux et l’organisation des groupes aux caractéristiques individuelles, tout en préservant des possibilités d’interactions sociales positives.

Référence : Goursot, C., Hintze, S., Rørvang, M. V., Schmitt, O., Arney, D., Boivin, X., Koni, A., Montalcini, C., Newberry, R. C., Tallet, C., Zupan Šemrov, M., & Goumon, S. (2026). Review: The roles of individuality and social life in shaping positive animal welfare in livestock species. Animal, 20(8), Article 101878.

Source : Animal

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