Évaluation du risque sanitaire lié à l’introduction des protéines animales transformées dans l’alimentation de certains animaux de rente

En 2009, l’Afssa a réalisé une première évaluation des risques encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) liés à l’introduction des protéines animales transformées (PAT) dans l’alimentation des non ruminants, à l’exception des poissons. Elle concluait que l’utilisation des PAT de volailles pour l’alimentation des porcs et des PAT de porcs pour l’alimentation des volailles devait reposer sur trois conditions : l’existence d’une méthode validée de détection et d’identification des PAT en fonction de l’espèce animale d’origine ; une étanchéité des filières produisant et utilisant ces PAT, des moyens de contrôle et de traçabilité des filières de productions animales. Ces conditions n’étant pas encore réunies en 2009, l’Afssa recommandait alors l’interdiction de l’utilisation des PAT dans l’alimentation des animaux de rente. En 2010, la Commission européenne a proposé une nouvelle feuille de route pour les EST concernant la période 2010-2015. Ce document prévoit l’allègement de certaines mesures de maîtrise du risque lié aux EST, notamment les révisions de la liste des matériels à risque spécifiés, des modalités de surveillance des EST et de l’interdiction des protéines animales dans l’alimentation des animaux de rente. Ce rapport de l’ANSES propose une mise à jour de ce dossier et un éclairage scientifique aux autorités de gestion du risque. Dans le cadre de cette expertise, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a fourni à l’Anses (ex Afssa) une étude sur les filières française de fabrication et d’utilisation des PAT et des autres sous-produits animaux. La présente évaluation a uniquement concerné les risques liés à l’utilisation des PAT produites par la filière française et issues d’animaux nés, élevés et abattus en France.
À voir aussi
-
Résidus et contaminants chimiques21 mai 2026Cadmium : des sols et des cultures contaminés, mais des produits animaux peu contributifs
Dans une nouvelle expertise consacrée au cadmium, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme que l’alimentation représente de loin la première source d’exposition de la population française à ce métal lourd, avec une imprégnation jugée trop élevée dans plusieurs classes d’âge. L’agence montre que cette exposition provient essentiellement de la contamination des sols agricoles, elle‑même… -
Zoonoses alimentaires20 avril 2026Viandes en circuits courts : les outils concrets du projet VICTOR pour maîtriser hygiène, rendements et rentabilité
Le projet VICTOR développe des outils opérationnels pour sécuriser la qualité des viandes bovines et porcines en circuits courts et en améliorer la rentabilité. La boîte à outils numérique mise en place pour accompagner les éleveurs devrait les aider à concilier sécurité sanitaire, qualité des produits et viabilité économique. Un premier module « Microbiologie et… -
Résidus et contaminants chimiques20 avril 2026Hiérarchisation des risques dans la filière « viandes bovines » par l’Anses : un premier cas d’application
Dans le cadre d’une saisine sur l’optimisation de la sécurité sanitaire des aliments, l’Anses publie un avis révisé dédié à la priorisation des risques biologiques et chimiques dans la filière « viandes bovines ». Ce travail, mené par le groupe « Priorisation des risques liés aux aliments » (GT PRAlim), applique la méthodologie de hiérarchisation…