Fiches thématiques de la CNE : l’élevage de ruminants et le bien-être animal, l’économie circulaire et le métier d’éleveur
Depuis avril 2024, la Confédération nationale de l’élevage (CNE) publie progressivement une série de fiches thématiques présentant les services rendus par l’élevage de ruminants. Parmi les dernières parues, l’une décrit comment le bien-être des animaux est garanti en élevages de ruminants, une autre en quoi l’élevage de ruminants participe à l’économie et à la bioéconomie circulaires. Enfin, une troisième s’intéresse au métier d’éleveur et à sa perception au sein de la société.
« Comment le bien-être des animaux est-il garanti en élevages de ruminants ? »
● Les éleveurs sont les meilleurs connaisseurs de leurs animaux. S’assurer de leur bien-être et de leur santé est le propre de leur métier et une nécessité pour eux. C’est aussi un élément fondamental pour assurer une bonne production. Leur formation, expérience et savoir-faire leur permettent d’interpréter les besoins des animaux pour garantir leur bien-être tout au long de leur vie. La qualité de vie des animaux et celle de l’éleveur sont pensées autour du concept de « One Welfare » (« un seul bien être »), qui souligne l’interdépendance entre le bien-être des animaux et des humains mais également la qualité de l’environnement dans lequel ils évoluent.
● La santé des animaux fait partie intégrante de leur bien-être. Les éleveurs mettent en place des mesures de prévention dans le but de préserver la santé et ainsi le bien-être de leurs troupeaux. De plus, ils sont amenés à réaliser des diagnostics, à prendre en charge la douleur de leurs animaux et/ou à mettre en place des traitements nécessaires et adéquats en cas d’animaux malades, en lien avec les vétérinaires.
● En élevage de ruminants, le bien-être animal est préservé à tous les niveaux, que ce soit via l’alimentation et l’abreuvement des animaux pour satisfaire au mieux leurs besoins ou lors de la conception et l’aménagement des bâtiments pour favoriser l’expression des comportements propres à leur espèce.
● Les éleveurs et acteurs de la filière cherchent à limiter le stress et favoriser les émotions positives des animaux par la mise en place de pratiques d’élevage appropriées et le développement d’une bonne relation avec leurs animaux.
« En quoi l’élevage de ruminants participe-t-il à l’économie et à la bioéconomie circulaires ? »
● Les effluents d’élevage sont utilisés pour fertiliser les sols, en limitant l’apport d’engrais de synthèse. Ils peuvent également être recyclés par voie de méthanisation, à l’échelle locale, permettant ainsi de produire de l’énergie tout en limitant le transport d’intrants. Au-delà de son intérêt pour la production énergétique, la méthanisation produit du digestat, qui est utilisé comme fertilisant naturel par les agriculteurs.
● Les éleveurs participent activement à l’économie circulaire en recyclant les déchets agricoles non organiques.
● L’élevage de ruminants permet d’éviter que les coproduits des cultures destinées à l’alimentation humaine deviennent des déchets en les valorisant dans l’alimentation animale.
● L’élevage de ruminants fournit du cuir, de la laine et des coproduits industriels qui, sans élevage, devraient être remplacés par des matières synthétiques ou d’autres types de matières éventuellement importées.
● La recherche de l’autonomie protéique pour l’alimentation animale, à l’échelle territoriale, permet d’appliquer les principes de l’économie circulaire en réduisant les achats extérieurs.
● Les fermes d’élevages intégrées dans des systèmes alimentaires territorialisés participent à une économie circulaire, en réduisant notamment les flux et les emballages, tout en permettant une consommation responsable.
« Quels sont les atouts et les défis du métier d’éleveur de ruminants ? Comment ce métier est-il perçu par la société ? »
● Le métier d’éleveur se distingue par ses multiples facettes : production, travail au contact des animaux, travail du sol et au rythme des saisons, services environnementaux et sociétaux, et fonction de commercialisation dans certains cas, ce qui en fait une profession riche et complexe. Il offre diverses sources d’épanouissement et de satisfaction tout en comportant des défis quotidiens. Cela contribue ainsi à la résilience et à la diversité de cette activité.
● Malgré ses nombreux atouts, le métier d’éleveur fait face au défi du renouvellement de ses effectifs. Il est crucial de rendre cette profession plus attractive pour assurer la relève et ainsi garantir la pérennité de la production et des services rendus à l’échelle nationale.
Source : CNE
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