Régimes végétariens : attention au risque de fracture de la hanche (TRADUCTION)
Dans cette étude britannique basée sur les données de la UK Biobank, les chercheurs ont étudié le risque de fracture de la hanche chez les mangeurs de viande réguliers versus les mangeurs occasionnels, les pescétariens et les végétariens. Les résultats montrent un risque plus élevé de fracture de la hanche chez les participants végétariens par rapport à ceux consommant régulièrement de la viande.
Les régimes sans viande peuvent être associés à un risque plus élevé de fracture de la hanche, mais les preuves prospectives restent limitées. En se basant sur les données de la UK Biobank (vaste étude à long terme sur les contributions de la prédisposition génétique et de l’exposition environnementale au développement de maladies menée au Royaume-Uni), les chercheurs ont étudié ici le risque de fracture de la hanche chez les mangeurs de viande occasionnels (n = 137 954), les pescétariens (n = 9557) et les végétariens (n = 7638), par rapport aux mangeurs de viande réguliers (n = 258 765). Les participants ont été classés dans ces 4 groupes sur la base des informations alimentaires et de mode de vie données au moment du recrutement (2006-2010). Des modèles de régression multivariables ont été utilisés pour estimer les associations entre chaque groupe de régime et le risque de fracture de la hanche avec les mangeurs de viande réguliers comme groupe de référence, sur une durée de suivi médiane de 12,5 ans.
Davantage de fractures de la hanche en absence de viande
Parmi les 413 914 femmes ayant participé à l’étude, 3 503 fractures de la hanche ont été observées. Après ajustement pour les facteurs de confusion, les végétariens (HR ; 95% CI : 1,50 ; 1,18-1,91), mais pas les mangeurs de viande occasionnels (0,99 ; 0,93)1,07) ou les pescétariens (1,08 ; 0,86-1,35), présentaient un risque plus élevé de fracture de la hanche que les mangeurs de viande réguliers. Cela équivaut à une différence de risque absolu ajusté de 3,2 (1,2-5,8) fractures de la hanche supplémentaires pour 1 000 personnes sur 10 ans chez les végétariens. Les preuves d’un impact de l’indice de masse corporelle (IMC) sur le risque de fracture de la hanche entre les groupes de régime étaient limitées et quasi inexistantes en ce qui concerne l’âge ou le sexe. Les analyses de médiation suggèrent que l’IMC explique 28 % de la différence de risque observé entre les végétariens et les mangeurs de viande réguliers (IC 95% : 1,1%-69,8%).
Les auteurs en concluent que les hommes et les femmes végétariens présentaient un risque plus élevé de fracture de la hanche que ceux consommant régulièrement de la viande, ce qui s’expliquerait en partie par leur IMC plus faible. Dans le cadre de la prévention des fractures de la hanche, il est donc particulièrement important pour les végétariens de s’assurer un apport nutritionnel adéquat et une bonne gestion de leur poids.
Référence : Webster J, Greenwood DC, Cade JE. Risk of hip fracture in meat-eaters, pescatarians, and vegetarians: a prospective cohort study of 413,914 UK Biobank participants. BMC Med. 2023 Jul 27; 21(1):278. (PDF en libre accès)
Source : BMC Medecine
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