Consultez les rubriques de l'Info-Veille Scientique
Protéines végétales, animales et syndrome métabolique : les études observationnelles ne permettent pas de conclure
Cette revue systématique avec méta-analyse (méthode GRADE) compile les données d’études observationnelles pour examiner l’association entre l’apport en protéines (totales, animales, végétales) et le risque de syndrome métabolique, ainsi que les effets sur ses principaux composants (tour de taille, glycémie à jeun, pression artérielle, triglycérides, HDL-cholestérol). Les auteurs rapportent une association inverse entre protéines végétales (OR ≈ 0,77) et animales (OR ≈ 0,92) et le syndrome métabolique, tandis que les protéines totales ne montrent pas d’association claire, et que les résultats sur les composants du syndrome métabolique sont hétérogènes. Ils insistent sur la forte hétérogénéité, la qualité méthodologique inégale et les risques de biais qui limitent la certitude des preuves et ne permettent pas de conclure à un effet protecteur causal ou uniforme de l’apport protéique.
Référence : Dorsa Ghazvineh, Ali Hosseinpour, Vahid Basirat & Elnaz Daneshzad (2025). The association between dietary protein intake and metabolic syndrome: A GRADE-assessed systematic review and meta-analysis of observational studies. Diabetology & Metabolic Syndrome.
Source : Diabetology & Metabolic Syndrome
À voir aussi
-
Nutrition24 juillet 2026Dénutrition et protéines animales : un enjeu central pour une restauration collective durable en secteur sanitaire
Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a publié en juin 2026 sur le site Ma Cantine un guide pratique pour une restauration collective durable dans le secteur sanitaire. Objectif : préciser les repères à suivre dans les établissements de santé et médico‑sociaux. Le document rappelle notamment que la prévention et la prise en… -
Santé, pathologies et prévention24 juillet 2026Structure cérébrale et consommation de viande : l’importance du type de viande et de sa teneur en gras
Cette étude, qui a utilisé les données de la UK Biobank, a examiné les associations entre la consommation auto‑rapportée de différents types de viande (viande rouge maigre - gras visible retiré - vs grasse – persillée-, porc, porc transformé, abats) et plusieurs indices globaux de structure cérébrale mesurés par IRM (épaisseur corticale moyenne, volumes totaux… -
Santé, pathologies et prévention24 juillet 2026Une étude du MIT révèle le rôle réparateur de la cystéine sur la muqueuse intestinale
Toutes les sources de protéines ne sont pas équivalentes en termes d’apports en acides aminés, dont la cystéine, acide aminé semi‑essentiel, présent à des teneurs généralement élevées dans les viandes rouges, abats, volailles, poissons, œufs et produits laitiers, tandis que seuls certains végétaux (soja, graines de tournesol, certaines noix, blé complet et avoine) constituent des…