L’apport en protéines animales réduit le risque de troubles fonctionnels et de perte de force chez les seniors (Traduction)

Un apport élevé en protéines animales et de hauts niveaux d’activité physique et de masse musculaire squelettique ont été indépendamment associés à des risques plus faibles de troubles fonctionnels et à une meilleure préservation de la force de préhension chez les adultes de plus de 50 ans.
Il a été démontré que l’apport en protéines réduit le risque de déclin fonctionnel lié au vieillissement. L’objectif de cette étude était d’évaluer les effets à long terme des apports en protéines animales (PA) et végétales (PV), ajustés au poids, sur les changements de l’état fonctionnel et de la force de préhension liés au vieillissement. Les participants de 50 ans et plus de la cohorte Framingham Offspring Study (n = 1 896, 891 hommes et 1 005 femmes) ont été suivis pendant une moyenne de 14,4 ans. L’apport protéique issu de deux séries d’enregistrements alimentaires sur 3 jours (examens 3 et 5) a été exprimé à la fois en apport ajusté au poids et par kilogramme de poids corporel (g/kg/j). Sept tâches issues de deux évaluations standardisées (échelles Nagi et Rosow-Breslau) ont été sélectionnées pour déterminer l’état fonctionnel lors des examens 5 à 9. La déficience fonctionnelle a été définie comme l’incapacité à accomplir (ou la difficulté à accomplir) une tâche donnée. La force de préhension a été évaluée par dynamomètre lors des examens 7 à 9.
Résultats : les participants ayant des apports ajustés au poids en PA et PV plus élevés (versus des apports plus faibles) ont maintenu des scores fonctionnels plus élevés (p = 0,001 et p < 0,001, respectivement). Après avoir pris en compte la masse musculaire squelettique et l’activité physique de départ, seul l’apport en PA était lié à des risques plus faibles de déficience fonctionnelle. Un apport plus élevé en PA chez les personnes sédentaires entraînait une réduction des risques de déficience de 29 % (IC 95 % : 0,51-1,00) ; chez les sujets ayant une masse musculaire squelettique inférieure, un apport plus élevé en PA était associé à une réduction des risques de 30 % (IC 95 % : 0,49-0,98). L’activité physique et la masse musculaire squelettique étaient indépendamment associés à des risques réduits de déficience fonctionnelle, indépendamment de l’apport en protéines. Enfin, un apport plus élevé en PA a permis de préserver la force de préhension de 34 % et 48 %, respectivement chez les hommes (p = 0,012) et les femmes (p = 0,034). Les résultats étaient similaires lorsque l’apport en protéines était exprimé en g/kg/j.
Les auteurs concluent qu’un apport plus élevé en PA et des niveaux plus élevés d’activité physique et de masse musculaire squelettique étaient indépendamment associés à des risques plus faibles de déficience fonctionnelle et à une meilleure préservation de la force de préhension chez les adultes de plus de 50 ans.
Référence : Mengjie Yuan 1, R Taylor Pickering 1, M Loring Bradlee 1, Jabed Mustafa 1, Martha R Singer 1, Lynn L Moore. Animal protein intake reduces risk of functional impairment and strength loss in older adults. Clin Nutr. 2021 Mar; 40(3):919-927. (PDF sur abonnement)
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