Impacts du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières sur les exploitations agricoles françaises

Entré en vigueur en janvier 2026, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) vise à taxer les importations en fonction de leurs émissions de gaz à effet de serre, afin de limiter les risques de « fuites de carbone » et de préserver la compétitivité des producteurs européens soumis à des contraintes climatiques plus strictes. Une note de synthèse publiée par le blog de veille du Centre d’études et de prospective (CEP) analyse les conséquences potentielles de ce dispositif sur les exploitations agricoles françaises, en s’appuyant sur des simulations de commerce extérieur et de prix. Les auteurs montrent que l’impact direct du MACF sur la plupart des exploitations reste modéré à court terme, les produits agricoles bruts étant peu couverts par le dispositif dans sa phase initiale, mais que certains secteurs fortement insérés dans les chaînes d’approvisionnement internationales pourraient être davantage exposés via les intrants (engrais azotés, énergie) et certains débouchés agroalimentaires. Le mécanisme pourrait néanmoins modifier progressivement les conditions de concurrence, en incitant à réduire l’empreinte carbone des productions, à renforcer la traçabilité des émissions et à adapter les politiques d’accompagnement pour les filières et exploitations les plus vulnérables.

Pour en savoir plus : Impacts du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières sur les exploitations agricoles françaises

Source : Blog de veille du CEP

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