Effet des différentes surfaces de sol et de l’aménagement de l’espace sur le bien-être et les performances des bovins de boucherie élevés en stabulation (TRADUCTION)
En influençant le confort, la locomotion et l’hygiène des bovins, les conditions de sol et d’espace modulent directement la santé et la croissance des animaux. Cette revue de la littérature met en lumière les effets comparés des différents types de sols, notamment les litières de paille et les tapis de caoutchouc, ainsi que l’importance d’un espace adapté, pour concilier bien-être animal et efficacité de production.
Cette étude évalue les connaissances actuelles sur l’influence des conditions de sol et d’espace sur le bien-être et la croissance des bovins. Le type de sol et l’espace disponible sont des facteurs environnementaux clés qui affectent le confort, l’hygiène et les performances des animaux. L’optimisation de ces éléments est essentielle pour promouvoir le bien-être animal tout en maintenant l’efficacité de la production.
Intérêts des litières de paille et tapis de caoutchouc
La litière de paille et les tapis de caoutchouc placés sur des caillebotis en béton améliorent le confort et favorisent les comportements naturels, comme se coucher et se lever. Les bovins montrent une nette préférence pour les sols plus souples, qui réduisent les risques de glissade et augmentent leur mobilité. Si les tapis de caoutchouc peuvent réduire ces risques et améliorer le confort, leur impact sur la propreté est variable et dépend des conditions environnementales et d’élevage. L’utilisation de tapis de caoutchouc peut également favoriser une meilleure croissance des bouvillons à l’engraissement, bien que les résultats varient selon l’âge, les caractéristiques du tapis et l’espace disponible. Les bénéfices pour la santé incluent une réduction des boiteries et des problèmes locomoteurs, mais une utilisation prolongée de tapis de caoutchouc peut entraîner une pousse excessive des onglons.
La litière de paille et un espace disponible accru améliorent significativement le bien-être animal sans compromettre les performances. Ainsi, optimiser le bien-être animal et la productivité suppose de prendre en compte les caractéristiques du sol, les besoins en espace des animaux et les éléments de conception des bâtiments, afin de répondre au mieux aux besoins comportementaux et physiologiques des bovins.
Référence : Keane, M. P., Cuevas-Gómez, I., & Earley, B. (2025). A review: effect of different floor surfaces and space allocation on the welfare and performance of indoor finishing beef cattle. Journal of Applied Animal Research, 53(1).
Source : Journal of Applied Animal Research
À voir aussi
-
Bien-être animal9 février 2026Comment l’environnement et les pratiques d’élevage influencent le bien‑être des moutons ? (TRADUCTION)
Cette revue de la littérature scientifique décrit de manière systématique les facteurs qui modulent le bien‑être des ovins dans différents systèmes d’élevage (extensif, semi‑intensif, intensif), en tenant compte des dimensions environnementales, comportementales, sanitaires, nutritionnelles et sociales. Les auteurs montrent que les systèmes extensifs favorisent l’expression des comportements naturels et les liens sociaux mais exposent davantage… -
Bien-être animal9 février 2026Manipulation sans contact direct des bovins en abattoir : effets sur le bien‑être animal, la qualité des carcasses et la performance économique (TRADUCTION)
Cet article évalue un protocole de conduite sans contact direct (ou « mains libres ») des bovins en phase de pré‑abattage, fondé sur une architecture de couloirs et de portes permettant de limiter au maximum les contacts directs, les cris et l’usage d’aiguillons. Les auteurs montrent que cette approche réduit les comportements de peur et de… -
Bien-être animal9 février 2026Stress environnementaux en élevage : comment les adaptations comportementales des animaux influencent leur bien‑être et leurs performances ? (TRADUCTION)
Cet article passe en revue les principaux stress environnementaux auxquels les animaux d’élevage sont exposés : thermiques, nutritionnels, sociaux et liés aux pratiques d’élevage. Ce faisant, elle montre comment les réponses comportementales observables, telles que l’halètement ou l’agressivité, renseignent sur leur capacité d’adaptation. Elle souligne que ces comportements sont étroitement liés aux performances (croissance, reproduction, santé)…