Écoantibio 2 : plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire (2017 – 2021)

La lutte contre l’antibiorésistance est un défi majeur et mondial de santé publique. La perte d’efficacité des antibiotiques impacte la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes, ces santés étant interconnectées et formant un tout. C’est pourquoi la lutte contre l’antibiorésistance est un défi à relever sous une approche « One health, Une seule santé ».

Dans le domaine de la santé animale, l’engagement de la France pour relever ce défi est le plan Écoantibio (voir article « Plan Ecoantibio : où en est la France dans sa lutte contre l’antibiorésistance en médecine vétérinaire ?« ). Ce plan s’inscrit parfaitement dans le sens des recommandations internationales de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Il s’inscrit également dans le projet agroécologique du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Les enjeux sont le changement durable des pratiques de prescription des antibiotiques, l’amélioration des conditions de vie des animaux et l’accès à des produits de santé efficaces et économiques, autres que les antibiotiques.

Les objectifs globaux du plan Écoantibio 2 sont d’évaluer les impacts du premier plan, d’en valoriser les résultats et de poursuivre la dynamique en consolidant les acquis et en poursuivant les actions précédemment engagées. Écoantibio 2 vise également à maintenir dans la durée la tendance à la baisse de l’exposition des animaux aux antibiotiques.

Quatre axes composent le plan Écoantibio 2

  • développer les mesures de prévention des maladies infectieuses et faciliter le recours aux traitements alternatifs ;
  • communiquer et former sur les enjeux de lutte contre l’antibiorésistance, sur la prescription raisonnée des antibiotiques et sur les autres moyens de maîtrise des maladies infectieuses ;
  • des outils partagés – Mettre à disposition des outils d’évaluation et de suivi du recours aux antibiotiques, ainsi que des outils pour leur prescription et administration responsables ;
  • des efforts partagés – S’assurer de la bonne application des règles de bon usage au niveau national et favoriser leur adoption aux niveaux européen et international.

Source : Alim’Agri.

Article 13/17 du dossier "L’antibiorésistance des bactéries d’origine animale"

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