Consommer un peu plus de protéines par l’intégration de viande au moment de la diversification augmente la croissance mais pas l’adiposité des enfants nourris au sein.

Contexte : La consommation élevée de protéines par les nourrissons via l’alimentation lactée infantile est associée à un gain de poids et une adiposité plus élevés. C’est pourquoi on recommande de veiller à une consommation de protéine pas trop importante dans la petite enfance. Toutefois, pour des nourrissons allaités au sein, l’impact de la consommation de protéines par l’intégration de viande lors de la diversification alimentaire pourrait être différent.
Objectif et méthode : Examiner l’effet de la consommation de viande sur la croissance et le profile métabolique d’enfant allaités en comparant des mesures anthropométriques de deux groupes d’enfants âgées de 5 à 6 mois différant par l’intégration de viande mixée pour les uns et de céréales infantiles pour les autres. Résultats : Les enfants ayant consommé de la viande avaient un apport significativement supérieur de protéines alors que ceux d’ énergie, de glucides et de lipides ne différaient pas entre les deux groupes. Entre 5 et 9 moins, les enfants consommant de la viande présentaient un score supérieur pour la taille et pour le poids mais pas un rapport poids/ taille plus élevé. Les auteurs concluent que chez les enfants nourris au sein, des apports protéiques élevés provenant de viandes sont associés à une meilleure croissance linéaire et à un gain de poids mais sans adiposité excessive, suggérant que les risques potentiels d’un apport élevé en protéines pourraient être différents selon la source protéique et entre les enfants allaités et ceux nourris aux formules infantiles. Ces données confirment la notion selon laquelle les enfants nourris au sein régulent mieux leurs apports énergétiques que ceux nourris aux formules infantiles.
Source : Tang M, Krebs NF, High protein intake from meat as complementary food increases growth but not adiposity in breastfed infants: a randomized trial Am J Clin Nutr 2014 ajcn.088807; First published online August 13, 2014.
À voir aussi
-
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Une consommation protéique de 1,1 à 1,6 g/kg/j associée à une moindre fragilité chez les femmes de plus de 75 ans
Cette analyse transversale étudie l’association entre apports protéiques totaux, animaux et végétaux d’une part, et présence d’une fragilité multidimensionnelle d’autre part, chez 1 380 femmes australiennes vivant à domicile et âgées en moyenne de 75 ans. Les apports étaient estimés par questionnaire de fréquence alimentaire et la fragilité par un indice intégrant activités de la… -
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Les protéines animales associées à une moindre prévalence de dépression chez les adultes
Cette étude transversale coréenne analyse l’association entre sources de protéines alimentaires et dépression dans un échantillon représentatif de 17 125 adultes, dont 7 287 hommes et 9 838 femmes. La dépression était évaluée par le Patient Health Questionnaire-9, et les apports alimentaires par rappel de 24 heures. Après ajustement sur les facteurs de confusion, aucune… -
Composition et apports nutritionnels3 juin 2026Des apports plus faibles en protéines animales chez les personnes âgées sarcopéniques
Cette étude transversale descriptive compare les consommations alimentaires de 50 personnes âgées autonomes vivant à domicile dans le sud-est du Brésil, avec ou sans sarcopénie. Le diagnostic reposait sur trois critères : absorptiométrie biphotonique à rayons X, force de préhension et vitesse de marche, tandis que les apports alimentaires étaient estimés via trois rappels de…