Cadmium : des sols et des cultures contaminés, mais des produits animaux peu contributifs

Dans une nouvelle expertise consacrée au cadmium, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme que l’alimentation représente de loin la première source d’exposition de la population française à ce métal lourd, avec une imprégnation jugée trop élevée dans plusieurs classes d’âge. L’agence montre que cette exposition provient essentiellement de la contamination des sols agricoles, elle‑même liée à l’apport de matières fertilisantes (notamment engrais minéraux phosphatés, effluents d’élevage et boues de stations d’épuration) et à certaines émissions industrielles. Plusieurs analyses issues de la Plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire (SCA) précisent toutefois que, si de nombreux aliments végétaux contribuent à l’exposition (céréales, légumes, légumineuses), la viande contient en revanche très peu de cadmium et n’est pas identifiée comme un contributeur important aux apports alimentaires. Par ailleurs, le rapport souligne que l’absorption digestive du cadmium est d’autant plus élevée que les réserves en fer sont basses : les personnes présentant une carence martiale, en particulier les adolescentes et les femmes non ménopausées, constituent donc un groupe à risque spécifique. Dans ce contexte, les messages de prévention doivent insister sur l’importance de ne pas réduire les apports en fer héminique, notamment via une consommation raisonnée de viande rouge (inférieure à 500 g par semaine).

Pour en savoir plus : Cadmium : agir dès à présent à la source de la contamination des sols

Source : Anses

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