Avis de l’Anses : Autovaccins chez les ruminants
En 2016, la direction générale de l’alimentation (DGAL) a sollicité l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pour une évaluation de risque en cas d’autorisation de l’usage des autovaccins chez les ruminants. La question principale posée par la saisine porte sur le risque de transmission iatrogène de prions au sein d’un troupeau si l’animal, source de l’échantillon utilisé pour préparer l’autovaccin, est lui-même déjà contaminé par un prion pathologique. Le risque lié à une inoculation accidentelle au manipulateur d’un autovaccin pouvant contenir du prion a été écarté compte tenu de la rareté de cet événement, des précautions prises, de la quantité minime de dose infectieuse susceptible d’être injectée et de l’existence de la barrière à la transmission inter-espèces. En mai 2016, l’Anses a rendu un avis favorable à cette utilisation dans les espèces bovines, ovines et caprines. Le recours aux autovaccins est un des moyens préconisé afin de diminuer l’utilisation d’antibiotiques en élevage. Il n’est pas encore autorisé dans la réglementation.
À voir aussi
-
Résidus et contaminants chimiques21 mai 2026Cadmium : des sols et des cultures contaminés, mais des produits animaux peu contributifs
Dans une nouvelle expertise consacrée au cadmium, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme que l’alimentation représente de loin la première source d’exposition de la population française à ce métal lourd, avec une imprégnation jugée trop élevée dans plusieurs classes d’âge. L’agence montre que cette exposition provient essentiellement de la contamination des sols agricoles, elle‑même… -
Médicament vétérinaire21 mai 2026Antibiorésistance : la dissémination des bactéries résistantes, 2ᵉ moteur majeur après la pression de sélection
L’Académie vétérinaire de France et le groupe de veille hepta‑académique ont diffusé une série pédagogique consacrée à l’antibiorésistance. Dans ce quatrième épisode, ils expliquent en quoi la dissémination des bactéries résistantes constitue, aux côtés de la pression de sélection exercée par l’usage des antibiotiques, le deuxième grand moteur de la résistance acquise. Le document distingue… -
Santé animale21 mai 2026Intégrer l’épigénétique à la sélection des vaches grâce à la puce RUMIGEN EpiChip
Une puce d’épigénotypage - RUMIGEN EpiChip – a été développée pour les bovins dans le cadre du programme européen H2020 RUMIGEN et est aujourd’hui utilisée par l’INRAE et Eliance au sein de l’UMT eBIS. Cet outil permet de mesurer, sur l’ensemble du génome, la méthylation de l’ADN dans un tissu donné et d’identifier des biomarqueurs…