Au-delà de l’ACV : évaluer la durabilité alimentaire en conciliant nutrition et environnement

Cette étude analyse plus de 300 plats typiques norvégiens en combinant profilage nutritionnel et analyse de cycle de vie (ACV) pour relier qualité nutritionnelle et impacts environnementaux. Les auteurs montrent que les plats principaux concentrent près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre et des empreintes hydriques, et que les plats les plus riches en protéines (souvent à base d’aliments d’origine animale) présentent en moyenne une empreinte carbone certes plus élevée mais aussi une densité nutritionnelle accrue. Cette corrélation positive entre teneur en protéines et impact climatique amène les auteurs à souligner qu’il serait risqué de fonder les recommandations uniquement sur les indicateurs d’ACV, sans tenir compte de la valeur nutritionnelle et du rôle des protéines de haute qualité dans la prévention des carences. Ils plaident ainsi pour des politiques de durabilité qui articulent simultanément objectifs de réduction des impacts environnementaux et garanties d’adéquation nutritionnelle, notamment via des plats combinant intelligemment sources protéiques animales et végétales.

Référence : Aytekin‑Sahin, G., & Henjum, S. (2026). Relationship between nutrient profiling and environmental impacts of Norwegian dishes. Frontiers in Nutrition, 13, 1837290.

Source : Frontiers in Nutrition

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