Agriculture, agroalimentaire, forêt et bioéconomie : panorama des actions pour lutter contre le changement climatique

Publié deux mois avant l’ouverture de la COP24, le dernier rapport du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) souligne l’urgence à limiter le réchauffement à 1,5°C. Dans cet optique, la France s’est fixée l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à horizon 2050. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation publie un document qui explique comment l’agriculture, la forêt et la bioéconomie participent largement à la lutte contre les changements climatiques.
Consacré aux « impacts d’un réchauffement climatique global de 1,5°C par rapport à 2°C et aux trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre à suivre pour limiter le réchauffement à 1,5°C dans le cadre plus général du développement durable et de l’éradication de la pauvreté », le rapport du GIEC publié deux mois avant l’ouverture de la COP24, avait été demandé par la COP 21, parallèlement à l’adoption de l’accord de Paris.
S’appuyant sur plus de 6 000 travaux scientifiques, ce rapport est sans équivoque sur l’ampleur de la menace et l’urgence qu’il y a à agir. Le GIEC estime qu’il est encore possible de limiter cette hausse de la température à 1,5°C et d’en limiter les dégâts pour l’homme et son environnement, sous réserve de politiques publiques déterminées et d’investissements correctement orientés.
Atteindre la neutralité carbone à horizon 2050
Dans le Plan Climat de 2017, la France s’est fixée l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Cette neutralité carbone est entendue comme l’atteinte de l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et les absorptions anthropiques (forêt, prairies, sols agricoles, zones humides…). Pour cela, il est nécessaire que le système énergétique évolue afin que les énergies consommées sur le territoire français n’émettent plus de gaz à effet de serre. Il est aussi indispensable de réduire les émissions des autres gaz à effet de serre comme le méthane ou le protoxyde d’azote et de compenser les dernières émissions résiduelles par de la séquestration de carbone. L’agriculture est largement concernée par tous ces enjeux.
Pour agir, le gouvernement s’appuie sur la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) annoncée le 27 novembre par le ministre de la Transition écologique et solidaire. Cette Stratégie est déclinée en 7 secteurs d’activité : production d’énergie, bâtiments, transports, agriculture, industrie, déchets, forêts et puits de carbone.
À l’occasion de la COP24, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation publie le Panorama de l’action climatiques pour l’agriculture, l’agroalimentaire, la forêt et la bioéconomie. (faire lien vers le 8 pages). Ce document montre la diversité de ses actions et montre leur cohérence et combien elles accompagnent la performance économique et environnementale.
L’agriculture, la forêt et la bioéconomie sont largement présentes dans la stratégie bas carbone à travers des actions, souvent conçues, en première intention, pour répondre à d’autres objectifs, et qui peuvent entrer en synergie avec les autres politiques publiques ou les négociations internationales portées par le Gouvernement.
Par exemple, le projet agro-écologique a pour objet la transition vers une agriculture multi-performante. Plusieurs plans lui sont associés impactant directement ou indirectement les émissions agricoles et l’adaptation de l’agriculture.
Source : Alim’Agri.
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