Restauration collective au travail : le bon équilibre alimentaire face à la concurrence commerciale

Le n°277 d’Août 2015 de Consommation et modes de vie du CREDOC porte sur la restauration collective d’entreprise et d’administration. Représentant environ 20 % des déjeuners d’actifs et 15 % des repas servis en restauration collective (contre 41 % dans l’enseignement et 40 % dans le domaine du sanitaire et social), cette restauration est considérée comme à un « tournant ».
Cette note de synthèse s’appuie sur un Cahier de recherche du CREDOC de décembre 2014, La restauration collective au travail conforte le modèle alimentaire français.
À partir d’éléments de l’enquête Comportements et consommations alimentaires en France de 2010 et d’entretiens auprès d’« usagers/clients », ces travaux avaient pour objectif de tester une hypothèse, déjà confirmée dans le cadre des cantines scolaires : la restauration collective au travail « favoriserait la diversité alimentaire et, plus largement, conforterait le modèle alimentaire ».
Principaux résultats :
La profession, le niveau de diplôme, la région et le lieu d’habitation sont corrélés avec la fréquentation de la cantine. Celle-ci « favorise la prise de repas structurés composés de davantage de plats qu’en d’autres occasions, de menus variés et diversifiés, plus équilibrés, où la gourmandise n’est pas absente ». Il est également démontré qu ce type de restauration favorise également la convivialité.
Plusieurs freins à sa fréquentation sont toutefois identifiés : cadre peu dépaysant, bruit, files d’attente, monotonie des menus. Un élargissement de l’offre et une meilleure gestion des flux ont été identifiées par le Crédoc comme voies de progrès.
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