Avis de l’AFSSA du 20 février 2009 sur l’estimation des apports en AG trans de la population française

Les acides gras trans (AGT) ont deux origines : une origine dite « naturelle » produits par Bio hydrognénation des AGPI (acides gras polyinsaturés) dans le rumen des animaux ruminants (lait, produits dérivés et viandes de bœuf ou d’agneau) et une seconde origine dite « technologique » (matières grasses hydrogénées). Pour prévenir le risque cardiovasculaire, la communauté scientifique s’est accordée sur le fait que la consommation d’AG Trans ne devait pas dépasser 2 % de l’apport énergétique total (AET). La place de la viande et des produits laitiers étant importante dans l’équilibre alimentaire, l’effort de réduction de l’exposition des consommateurs s’est porté, depuis 1995, sur les AGT d’origine technologique. Le 20 février 2009 l’Afssa a émis un nouvel avis précisant notamment que : – Aucune association n’est observée avec le risque coronarien pour les acides gras trans d’origine naturelle, aux niveaux auxquels ils peuvent être consommés, dans les populations occidentales. – Les apports moyens et au 95e percentile en AGT totaux estimés dans la population française (1-1,5 % de l’apport énergétique total) sont inférieurs au seuil de 2 % de l’Apport Energétique Total fixé en 2005, et ce quels que soient l’âge et le sexe, aussi bien chez les enfants que chez les adultes.
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