Cycle de l’azote en prairie semi‑aride : l’empreinte des précipitations passées pèse plus que le pâturage ou la fertilisation azotée

Cet article scientifique examine, sur quatre années, comment les précipitations, le pâturage et les apports d’azote minéral interagissent pour piloter la minéralisation et l’immobilisation de l’azote dans une prairie semi‑aride. Les auteurs montrent que l’héritage hydrique des années précédentes (succession d’années sèches ou humides et alternance des épisodes de sécheresse et de ré‑humectation) explique une grande partie de la variabilité interannuelle du cycle de l’azote, davantage que les modalités de pâturage ou de fertilisation azotée. Le pâturage et les apports d’azote restent toutefois capables, dans certaines conditions, de stabiliser le fonctionnement du cycle de l’azote sur le long terme, ce qui souligne l’intérêt de combiner gestion pastorale et raisonnement des fertilisations en tenant compte des régimes de précipitations.

Référence : Wang, Z., Wang, M., Zhang, X., Hu, J., Li, L., Hu, A., Chen, X., Chang, S., & Hou, F. (2026). Precipitation legacy overrides grazing and nitrogen inputs as the primary driver of interannual soil nitrogen cycling in a semi-arid grassland. Agriculture, Ecosystems & Environment, 408, Article 110487.

Source : Agriculture, Ecosystems & Environment

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