L’arrêt du pâturage réduit l’absorption nette de CO2 dans les prairies et landes nordiques

Cette étude, conduite en Islande sur une prairie semi‑naturelle et une lande subarctique, montre que l’arrêt prolongé du pâturage ne renforce pas le stockage de carbone, mais réduit au contraire l’absorption nette de CO₂ par ces écosystèmes. En comparant des parcelles pâturées de longue date à des parcelles exclues du pâturage pendant plusieurs décennies, les auteurs observent une baisse de la productivité primaire nette et du flux net de CO₂ vers l’écosystème après la cessation du pâturage. La fermeture de la végétation et l’accumulation de biomasse peu productive semblent limiter la croissance des plantes et la capacité de ces milieux à fonctionner comme puits de carbone, malgré une réduction des perturbations liées aux animaux. Ces résultats suggèrent qu’un pâturage extensif et adapté peut contribuer au maintien de forts flux d’absorption de CO₂ dans les prairies et landes nordiques.

Référence : Klopsch, C., Kristensen, J. A., Gudmundsson, J., et al. (2026). Long-term cessation of grazing reduces net carbon uptake in northern grassland and heathland. Agriculture, Ecosystems & Environment. Advance online publication.

Source : Agriculture, Ecosystems & Environment

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