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Agriculture régénératrice : mieux valoriser les prairies ovines tout en réduisant les émissions de GES
L’agriculture régénératrice offre un potentiel réel, mais elle implique des compromis. Telle est l’enseignement de cet article qui a analysé, sur quatre exploitations ovines australiennes, comment la diversité des prairies, le carbone initial des sols et le pâturage adaptatif multi-parcelles influencent production, rentabilité et émissions. À l’aide d’un modèle biophysique-économique, les auteurs ont comparé différents scénarios selon la pousse de l’herbe, la séquestration de carbone, les émissions (CH₄, N₂O) et les marges. Résultat : si la diversité végétale et le pâturage adaptatif multi-parcelles améliorent la productivité des prairies et le stockage de carbone et réduisent l’intensité des émissions (par kilo de poids produit vif), les déterminants majeurs restent le chargement à l’échelle de l’exploitation et le niveau de pluviométrie annuelle. Les systèmes peu chargés, avec repos courts, sont les plus rentables, tandis que les approches pâturage adaptatif multi-parcelles plus poussées maximisent les bénéfices climatiques, au prix de marges plus faibles. Les auteurs concluent que l’agriculture régénératrice offre un potentiel réel pour concilier productivité, profit et atténuation du climat sur les fermes ovines, mais que les politiques de rémunération du carbone devront tenir compte de ces arbitrages afin de rendre attractifs les scénarios les plus performants sur le plan environnemental.
Référence : Muleke, A., Christie-Whitehead, K.M., Cain, M., et al. (2026). Regenerative agriculture improves productivity and profitability while reducing greenhouse gas emissions on Australian sheep farms. Nature Food.
Source : Nature Food
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