Table ronde SIA 2022 : l’agriculture française, pilier de la neutralité carbone
La France s’est dotée d’un objectif clair et ambitieux dans sa stratégie nationale bas carbone : la neutralité carbone en 2050. À l’occasion du Salon international de l’agriculture de mars 2022, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a organisé une table ronde sur le sujet. L’occasion de rappeler que la stratégie carbone repose sur deux leviers complémentaires, sur lesquels l’agriculture peut largement influer : la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le stockage du carbone.
En France, l’agriculture émet 19 % des gaz à effet de serre (GES), derrière le secteur des transports (31 % des émissions). Cependant, le secteur agricole présente la particularité d’être à la fois émetteur de GES tout en étant capable de stocker du carbone dans les sols et la biomasse. En effet, après les océans, les matières organiques du sol constituent le plus grand puits de carbone, devant la biomasse des végétaux et de la forêt. Ainsi, l’agriculture constitue un maillon essentiel de la stratégie nationale de neutralité carbone d’ici 2050.
Réduire les émissions de gaz à effet de serre
L’un des premiers leviers qui permet d’accéder à la neutralité carbone est la réduction des émissions de GES. Pour cela, de nouvelles pratiques dans le secteur de l’agriculture sont utilisées, telles que la gestion adaptée du bétail et des terres cultivées ou encore la diminution de la consommation d’énergie.
Augmenter les puits pour stocker le carbone
Le secteur agricole peut stocker des quantités importantes de carbone grâce aux puits naturels de carbone que sont les sols agricoles, les prairies, les haies et l’agroforesterie. Développer ces puits de carbone agricoles permet de compenser les émissions de GES incompressibles qui ne peuvent être évitées dans d’autres secteurs économiques.
Pour en savoir plus : #SIA2022 : l’agriculture française, pilier de la neutralité carbone
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