Une revue de la littérature pointe l’apport des technologies géospatiales dans la gestion durable des effluents d’élevage (TRADUCTION)
La gestion des effluents d’élevage est un enjeu majeur de l’agriculture durable. Afin de concilier développement de l’élevage et protection de l’environnement, il est crucial de mettre en place des stratégies de gestion efficaces et de nombreuses recherches ont été menées sur l’utilisation des systèmes d’information géographique (SIG). Cette revue de la littérature synthétise les connaissances actuelles sur l’apport des SIG dans la gestion des effluents d’élevage, en identifiant les principales méthodologies utilisées et les perspectives.
Une production animale optimale contribue de manière décisive à la réalisation des objectifs de développement durable. La gestion et l’élimination des effluents d’élevage constituent l’un des principaux problèmes auxquels le secteur est confronté en termes de pollution des sols, de l’eau et de l’air. Pour être durable, la gestion des effluents nécessite une approche systémique, à différents niveaux territoriaux. Afin d’identifier les stratégies existantes pour soutenir cette question, cette revue a étudié l’utilisation de l’analyse des systèmes d’information géographique (SIG) avec un double objectif : non seulement, soutenir la gestion des effluents d’élevage, en mettant en évidence les différentes méthodologies SIG utilisées et leur potentiel selon différentes variables économiques, sociales et environnementales, mais aussi fournir des idées pour la recherche future.
L’étude a porté sur 139 articles sélectionnés à partir d’une recherche bibliographique. Trois thèmes d’étude ont été identifiés via l’analyse des mots clés : Bioénergie, Pollution environnementale et Gestion/développement des paysages, avec une répartition en pourcentage des articles de recherche respectivement de 38 %, 47 % et 15 %. Cette étude fournit un cadre théorique et prospectif pour l’expansion à long terme du secteur de l’élevage, qui est essentiel à la promotion d’un équilibre entre le développement du secteur et son impact sur l’environnement. L’utilisation de l’analyse spatiale, ainsi que d’autres outils et méthodes, tels que la modélisation, les statistiques multivariées et spatiales, l’analyse du cycle de vie (ACV), l’apprentissage automatique et l’analyse multicritère, s’est avérée largement applicable.
Référence : Grieco R, Cervelli E, Bovo M, Pindozzi S, Scotto di Perta E, Tassinari P, Torreggiani D. The role of geospatial technologies for sustainable livestock manure management: A systematic review. Sci Total Environ. 2024 Dec 1;954:176687 (PDF en libre accès)
Source : Science of the Total Environnement
À voir aussi
-
Environnement14 octobre 2026Protéines alternatives : élargir l’évaluation au-delà de la seule empreinte carbone
Dans cet article de perspective, les auteurs mettent en garde contre une transition vers les protéines alternatives évaluée principalement à l’aune des émissions de gaz à effet de serre. Si de nombreuses alternatives végétales, issues de fermentation ou cultivées présentent un potentiel de réduction de certains impacts environnementaux par rapport aux produits animaux, leurs effets… -
Biodiversité14 octobre 2026Élevage bovin et biodiversité : les enseignements du projet Bovi’Biodiv en Replay
L’Institut de l’élevage (Idele) a mis en libre accès le replay du webinaire restituant les principaux résultats du projet Bovi’Biodiv, qui vise à fournir des références et des outils permettant de concilier production bovine et maintien de la biodiversité ordinaire dans les territoires d’élevage. Ainsi, il présente des leviers mobilisables à l’échelle des exploitations pour… -
Environnement14 octobre 2026SNBC 3 : réduire les émissions agricoles sans fixer d’objectif de baisse des cheptels
fixe la feuille de route française vers la neutralité carbone en 2050. Objectif d’ici 2030 : avoir réduit de moitié ses émissions territoriales par rapport à 1990. Pour l’agriculture, qui a émis 78 millions de tonnes équivalent CO2 en 2024, l’objectif est une baisse de 26 % en 2030 (puis de 53 % en 2050). L’élevage…