Sélection génomique bovine : quinze ans de transformation des programmes français

Cet article dresse le bilan de quinze années de sélection génomique chez les bovins français, mise en place à partir de 2009 dans les principales races laitières puis étendue aux races allaitantes. Cette méthode prédit la valeur génétique des animaux dès leur jeune âge à partir de marqueurs répartis sur l’ensemble du génome, plutôt que d’attendre les résultats d’un testage sur descendance. Elle a réduit l’intervalle de génération, accéléré le progrès génétique et permis une sélection plus précoce, y compris chez les femelles. La France dispose fin 2025 de 3,2 millions de génotypes dans la base nationale SIGENO, résultat d’une généralisation progressive du génotypage et du recours à des puces à moindre coût. La génomique a également facilité l’élargissement des objectifs de sélection à des caractères fonctionnels (fertilité, santé mammaire, longévité, anomalies génétiques, troubles des pieds), ainsi qu’à la qualité des produits et, plus récemment, aux émissions de méthane. L’article souligne toutefois que la précision des évaluations dépend étroitement de la taille et de la diversité des populations de référence.

Référence : Boichard, D., Croiseau, P., Phocas, F., Saintilan, R., Guillaume, F., Taussat, S., et al. (2026). Bilan de la sélection génomique bovine en France. INRAE Productions Animales, 39(2), 9986.

Source : INRAE Productions Animales

À voir aussi