Publication du nouveau règlement européen n°2019/6 du 11 décembre 2018 sur les médicaments vétérinaires

Le Parlement et le Conseil européens ont adopté le nouveau règlement UE n° 2019/6 du 11 décembre 2018 relatif aux médicaments vétérinaires. Il abroge et remplace la directive CE n° 2001/82 du 6 novembre 2001 instituant un code communautaire relatif aux médicaments vétérinaires à compter du 28 janvier 2022.
Le nouveau règlement établit les règles applicables à la mise sur le marché, à la fabrication, à l’importation, à l’exportation, à la délivrance, à la distribution, à la pharmacovigilance, au contrôle et à l’utilisation des médicaments vétérinaires.
Il s’applique notamment aux médicaments vétérinaires préparés industriellement ou selon une méthode dans laquelle intervient un processus industriel et destinés à être mis sur le marché. Il fixe également des dispositions relatives aux substances actives de médicaments vétérinaires (aux articles 94 et 95).
Le chapitre VII du règlement UE n° 2019/6 s’applique également (soit en plus des médicaments « industriels ») :
- aux substances présentant des propriétés anabolisantes, anti-infectieuses, antiparasitaires, anti-inflammatoires, hormonales, stupéfiantes ou psychotropes et susceptibles d’être utilisées chez l’animal ;
- aux médicaments vétérinaires préparés en pharmacie ou par une personne autorisée à le faire en vertu du droit national, conformément à une ordonnance vétérinaire pour un animal déterminé ou un petit groupe d’animaux ;
- aux médicaments vétérinaires préparés en pharmacie conformément aux instructions d’une pharmacopée et destinés à être délivrés directement à l’utilisateur final. Cette préparation officinale est soumise à une ordonnance vétérinaire lorsqu’elle est destinée à des animaux producteurs d’aliments.
En revanche, le nouveau règlement ne s’applique pas :
- aux médicaments vétérinaires contenant des cellules ou tissus autologues ou allogéniques qui n’ont pas été soumis à un processus industriel ;
- aux médicaments vétérinaires à base d’isotopes radioactifs ;
- aux additifs pour l’alimentation animale au sens de l’article 2, § 2, point a), du règlement CE n° 1831/2003 ;
- aux médicaments vétérinaires destinés à la recherche et au développement ;
- aux aliments médicamenteux et aux produits intermédiaires tels que définis à l’article 3, § 2, points a) et b), du règlement UE n° 2019/4.
Lorsqu’un médicament vétérinaire relève également du champ d’application du règlement UE n° 528/2012 ou de celui du règlement CE n° 1831/2003 et qu’il y a conflit entre le nouveau règlement UE n° 2019/6 et le règlement UE n° 528/2012 ou le règlement CE n° 1831/2003, le règlement UE n° 2019/6 prévaut.
Plusieurs textes ont été publiés (voir JO de l’UE du 7 janvier 2019) :
- le règlement 2019/4 relatif aux aliments médicamenteux,
- le règlement 2019/5 sur l’Agence européenne du médicament,
- le règlement 2019/6 relatif au médicament vétérinaire.
Source : Actualités du droit.
À voir aussi
-
Santé animale20 avril 2026Plan BVD : où en est l’éradication de la diarrhée virale bovine en 2024‑2025 ?
À l’occasion des 12es Journées nationales des référents en pathologie bovine, l’Anses a présenté un bilan intermédiaire du Plan BVD sur la campagne 2024‑2025, ainsi que les derniers développements en matière de méthodes de référence. Le rapport détaille la progression des programmes d’éradication dans les différentes régions, les indicateurs de prévalence résiduelle, la mise en… -
Santé animale20 avril 2026Maladies animales émergentes : maintenir la vigilance aux frontières françaises
Ce message relayé par les Chambres d’agriculture reprend l’alerte de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) concernant plusieurs maladies animales émergentes ou en expansion à proximité des frontières françaises : peste des petits ruminants, clavelée ovine, fièvre aphteuse, dermatose nodulaire contagieuse et peste porcine africaine. Présentes dans de nombreux pays européens ou voisins, ces maladies… -
Maladies animales et zoonoses20 avril 2026Transmission de la piroplasmose équine : quels risques pour le poulain ?
Une webconférence du Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (Respe) et de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), disponible en replay, fait le point sur la piroplasmose équine et les voies de transmission, avec un focus sur la transmission de la jument infectée vers son poulain. Les intervenants détaillent les connaissances actuelles sur les…