Production de viande destinée à la consommation : les récents chiffres du Ministère de l’Agriculture (Agreste)

Dans l’Agreste Panorama de mars 2017, édité par le service de statistiques du Ministère de l’Agriculture, deux synthèses portent sur les viandes : La synthèse aviculture n°300/2017 (pages 23 à 29) porte sur les chiffres de production 2016 de volaille : il y est stipulé que « les abattages de volailles se sont réduits de 3 % en 2016, principalement sous l’effet de l’influenza aviaire. Toutes les espèces sont concernées à l’exception de la dinde, dont les abattages se sont repliés légèrement en têtes mais ont progressé en poids. La production 2016 a pâti à la fois du recul des exportations, lié en partie à la crise aviaire, de la progression ininterrompue des importations, notamment de poulet, et de la contraction marquée des achats des ménages pour leur consommation. Le solde des échanges extérieurs, fortement excédentaire dans les années 2000, continue ainsi de se dégrader jusqu’à devenir en 2016, déficitaire en volume et en valeur« . La synthèse consommation n°301/2017 (pages 31 à 38) présente les données dites de « consommation » de viandes, à partir de deux types de données différentes :
- les chiffres de production de viandes destinée à la consommation en France, appelés « consommation apparente »*. Ces chiffres sont calculés par bilan à partir des données d’abattage, des flux du commerce extérieur et des variations de stocks, selon la formule suivante : consommation = abattages + importations viandes – exportations viandes + stock début – stock fin.
- les données d’achats effectués par les ménages, obtenues à partir des déclarations de panel Kantar Worldpane (panel de consommateurs qui fait un relevé systématique des quantités achetées)**.
Selon cette synthèse, les chiffres de production de viande calculés par bilan (consommation apparente) ont légèrement augmenté sur l’année (+0,9%). Toutefois c’est la consommation apparente de viande de volaille qui s’accroît, tandis que celle de viande de boucherie stagne, voire diminue légèrement (- 0,7 % pour la viande bovine et – 0,8 % pour la viande porcine). Quant aux achats en volume de viande par les ménages, toutes espèces confondues, leur consommation baisse pour la deuxième année consécutive, dans un contexte de légère hausse des prix à la consommation en 2016.
- La baisse des quantités de viande de boucherie fraîche achetées (hors élaborés, viande hachée, charcuterie et surgelés) se poursuit pour la huitième année consécutive : les achats en volume de viande de boucherie fraîche reculent de ‑ 3,4 % sur un an.
- Même les produits élaborés tout comme la charcuterie et le jambon sont en baisse (-1,9 %) alors qu’ils tendaient à la hausse les années précédentes. Seuls les achats de viande hachée et les découpes de poulet augmentent en volume.
Source : Agreste *Remarque : ces chiffres ne correspondent pas à la consommation réelle de viande (quantités ingérées) des Français car ils comptabilisent le poids des os, du gras et autres éléments de la carcasse non consommés in fine par le consommateurs. ** Remarque : ces chiffres ne comptabilisent pas ce qui est consommé hors domicile.
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