Le risque de transmission à l’homme du botulisme aviaire et bovin

Le botulisme chez l’homme reste très rare en France avec moins d’une vingtaine de cas déclarés chaque année depuis plus de dix ans et une nette prédominance du type toxinique B. Le développement récent de cas de botulisme humain de type A et E, où aucune source n’a pu être identifiée, attire l’attention sur l’émergence de ces types toxiniques chez l’homme. Le botulisme animal reste également rare en France. Des cas de type C et D sont régulièrement reconnus depuis la fin des années 80 chez les bovins et les oiseaux d’élevage, notamment dans le Grand Ouest. L’apparition, chaque année à partir de 1997, de quelques cas de type E en filière avicole conduit à se poser la question de la possibilité de contaminations humaines. Cet article présente l’évaluation du risque de transmission du botulisme aviaire et bovin à l’homme et propose des recommandations.
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