Elevage ovin : la sélection génétique pour une meilleure résistance aux parasites

Les strongles gastro-intestinaux (SGI) sont des parasites du tube digestif présents chez les animaux ayant accès au pâturage. Ils affectent la santé et le bien-être des animaux. Les pertes de production pour la filière ovine ont été estimées à 15% pour la croissance et 22% pour la production de lait. L’utilisation de traitements anthelminthiques a été pendant de nombreuses années l’unique moyen de contrôle des SGI. Aujourd’hui, la filière ovine fait face à des cas de plus en plus nombreux de résistances voire de multi-résistances à ces traitements. Un effort de recherche important est fourni afin de trouver des méthodes qui, associées à un usage raisonné des traitements anthelminthiques, permettraient un contrôle durable des SGI.
L’Institut de l’élevage relaie les résultats de la thèse réalisée par Sophie Aguerre, dont l’objectif était d’étudier la mise en œuvre d’une sélection génétique pour une meilleure résistance aux SGI et d’évaluer les impacts qu’elle pourrait avoir sur les autres caractères en sélection et sur les fonctions biologiques de l’animal (croissance, production et reproduction).
Pour en savoir plus : Sélection des ovins pour une meilleure résistance aux parasites gastro-intestinaux
Source : IDELE
À voir aussi
-
Maladies animales et zoonoses14 octobre 2026Avortements chez les ruminants : les principaux résultats de l’Observatoire Oscar en 2025
Le bilan 2025 de l’Observatoire des causes d’avortements chez les ruminants (Oscar), porté par la Plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale (ESA) avec GDS France, restitue les résultats des investigations réalisées dans les élevages bovins, ovins et caprins. Les données reflètent à la fois la montée en charge du dispositif, la participation variable des départements et… -
Médicament vétérinaire14 octobre 2026Résistance aux antiparasitaires : un test automatisé fondé sur la motilité des larves
Face à la progression des résistances aux anthelminthiques chez les nématodes gastro-intestinaux des ovins et des caprins, des équipes d’INRAE et de l’École nationale vétérinaire de Toulouse ont développé une méthode automatisée pour caractériser la réponse des parasites aux traitements. Le dispositif mesure la motilité des larves, c’est-à-dire leur capacité à se mouvoir, après exposition… -
Maladies animales et zoonoses14 octobre 2026Intelligence artificielle et diagnostic des maladies bovines : état des lieux des applications
Cette revue examine les usages actuels de l’intelligence artificielle (IA) pour diagnostiquer les maladies des bovins et soutenir la surveillance sanitaire des troupeaux. Elle retrace le passage de méthodes reposant sur les observations cliniques, les analyses de laboratoire et l’expertise vétérinaire vers des approches intégrant images, vidéos, sons, données de capteurs, dossiers d’élevage et paramètres…