Efficience protéique : le projet Proscor démontre la performance des ruminants pour valoriser l’herbe

Les ruminants sont fréquemment présentés comme peu efficients dans la production de protéines. Pour mieux évaluer cette compétition entre alimentation humaine et alimentation animale, le projet Proscor a déployé une série de cinq indicateurs sur des exploitations volontaires, qui participent à la réflexion autour de cette thématique. Les premiers résultats se focalisent sur deux indicateurs : l’efficience protéique nette (EPN), qui indique l’efficacité de conversion de protéines végétales en protéines animales consommables par l’Homme, et le rendement protéique net de l’atelier (RPA), qui exprime la quantité de protéines animales produites à partir des surfaces de l’exploitation en excluant les aliments importés. Les indicateurs sélectionnés permettent de démontrer que l’alimentation des bovins est peu en compétition avec celle des humains lorsque les animaux ingèrent essentiellement de l’herbe et quelques coproduits, comme le tourteau de colza ou les drêches de céréales. Avec une bonne gestion des surfaces fourragères, il est possible d’être à la fois efficient et productif. Les éleveurs ont pu s’approprier cette approche multicritère pour proposer des leviers d’amélioration sur leurs systèmes, à travers des changements dans l’alimentation des animaux ou encore la gestion des surfaces fourragères.

Pour en savoir plus : Compétition feed-food : Efficience de production des protéines animales et optimisation des surfaces

Source : Idele

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