Économie circulaire : des coproduits végétaux associés à une moindre empreinte carbone de la viande bovine

Cette étude a évalué l’empreinte carbone de jeunes taureaux engraissés en Navarre (Espagne) avec une ration contenant des coproduits végétaux, comparée à une alimentation plus conventionnelle. L’analyse s’inscrit dans une logique d’économie circulaire : l’emploi de sous-produits issus d’autres filières alimentaires ou agricoles peut réduire la concurrence avec les matières premières directement destinées à l’alimentation humaine et éviter que ces ressources ne deviennent des déchets. Les résultats indiquent que la viande provenant des animaux nourris avec des coproduits végétaux présente une empreinte carbone plus faible, estimée à environ 42 kg équivalent CO₂ par unité de produit selon les modalités analysées versus 118 kg avec une alimentation conventionnelle. Les auteurs attribuent cette diminution principalement aux impacts évités associés à la valorisation de ces matières. Ils soulignent néanmoins que l’intérêt environnemental de cette stratégie dépend de la disponibilité locale des coproduits, de leurs conditions de transport et de transformation, de leur qualité nutritionnelle et de leurs effets sur les performances des animaux.

Référence : González-Martínez, P., Goenaga, I., León-Ecay, S., Mendizabal, J. A., Aldai, N., Insausti, K., & Aldaya, M. M. (2026). The Carbon Footprint of Finishing Yearling Bulls Fed a Diet Containing Vegetable By-Products in Navarra, Spain. Animals, 16(16), 2576.

Source : Animals

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