Avis de l’Anses concernant l’utilisation de la colistine en médecine vétérinaire
Le présent avis est une actualisation de l’avis n°2015-SA-0118 sur l’évaluation de risque lié à l’usage de la colistine en médecine vétérinaire et la catégorisation de la colistine sur la liste des antibiotiques d’importance critiques (AIC) en médecine vétérinaire. Les éléments scientifiques récemment identifiés sur la résistance bactérienne à la colistine, notamment la découverte du premier mécanisme de résistance transférable à la colistine (mcr-1 puis mcr-2) ont été pris en compte pour cette nouvelle analyse de risque. Dans ce contexte, les agences européennes ont récemment publié une réévaluation du profil de risque de la colistine. Ainsi, le centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a publié le 13 juin 2016 un rapport sur la résistance plasmidique à la colistine chez les Enterobacteriaceae et l’Agence Européenne du Médicament (EMA) a réuni de nouveau le groupe d’experts ad hoc sur l’antibiorésistance (AMEG) afin de réviser l’avis publié en 2013 relatif à l’usage et la catégorisation de la colistine en médecine vétérinaire dont le rapport publique a été publié le 27 juillet 2016. L’Anses, dans le présent avis, prend en compte, l’ensemble des nouveaux éléments scientifiques et réglementaires, notamment la publication du décret n°2016-317 du 16 mars 2016 encadrant la prescription et la délivrance des médicaments utilisés en médecine vétérinaire contenant une ou plusieurs substances antibiotiques d’importance critique afin de réévaluer le risque lié à l’usage de la colistine en médecine vétérinaire et de statuer sur la potentielle catégorisation de la colistine sur la liste des AIC.
À voir aussi
-
Médicament vétérinaire21 mai 2026Antibiorésistance : la dissémination des bactéries résistantes, 2ᵉ moteur majeur après la pression de sélection
L’Académie vétérinaire de France et le groupe de veille hepta‑académique ont diffusé une série pédagogique consacrée à l’antibiorésistance. Dans ce quatrième épisode, ils expliquent en quoi la dissémination des bactéries résistantes constitue, aux côtés de la pression de sélection exercée par l’usage des antibiotiques, le deuxième grand moteur de la résistance acquise. Le document distingue… -
Santé animale21 mai 2026Intégrer l’épigénétique à la sélection des vaches grâce à la puce RUMIGEN EpiChip
Une puce d’épigénotypage - RUMIGEN EpiChip – a été développée pour les bovins dans le cadre du programme européen H2020 RUMIGEN et est aujourd’hui utilisée par l’INRAE et Eliance au sein de l’UMT eBIS. Cet outil permet de mesurer, sur l’ensemble du génome, la méthylation de l’ADN dans un tissu donné et d’identifier des biomarqueurs… -
Santé animale21 mai 2026Réduire la mortalité des jeunes bovins : intégrer les variants causaux dans l’évaluation génomique
Certains travaux menés par l’UMT eBIS visent à mieux prendre en compte la mortalité juvénile des bovins dans les schémas de sélection. En effet, les taux de mortalité entre 0 et 6 mois restent élevés, avec une forte variabilité selon les races laitières et allaitantes, alors que ces pertes constituent un enjeu économique et de…