Analyse des apports nutritionnels en acides gras de la population française

L’ONIDOL, a fait réaliser une étude des apports en acides gras de la population française et de la place des matières grasses végétales dans ces apports à partir des données de l’enquête INCA 2 de l’ANSES. Pour la population adulte, l’apport total moyen quotidien en lipides est de 38,0 % de l’apport énergétique total sans alcool (AESA). Il est donc conforme aux recommandations des ANC, soit 35-40 % de l’AESA. Pour autant, l’analyse détaillée montre que l’apport de certains acides gras (AG) est parfois éloigné des valeurs recommandées par l’Anses. L’apport total en acides gras saturés (AGS) est lui de 14,4 % de l’AESA (pour un ANC ≤ 12 % de l’AESA). Parmi les AG saturés, les acides laurique, myristique et palmitique représentent plus de 9,5 % de l’AESA alors que l’Anses recommande de ne pas dépasser 8%, leur consommation en excès constituant un facteur de risque pour le développement de maladies cardio-vasculaires. L’apport quotidien en acide oléique, principal représentant des AG monoinsaturés (AGMI) de la famille des Oméga 9, est nettement insuffisant (10,8 % de l’AESA) au regard des ANC (15-20 % de l’AESA). L’apport moyen quotidien en AG polyinsaturés Oméga 3 est deux fois inférieur aux ANC : 0,4 % de l’AESA pour l’acide alpha-linoléique (ANC de 1 %), 137 mg pour le DHA (ANC de 250 mg) et 102 mg pour l’EPA (ANC de 250 mg). Seul 14,6% de la population adulte apparait comme atteignant les recommandations pour le DHA, 7,8% pour l’EPA, et seulement 1,2% pour l’acide alpha-linoléique, pourtant essentiel, ne pouvant pas être synthétisé par l’organisme. En revanche, l’apport moyen en acide linoléique, principal AG polyinsaturé Oméga 6, est satisfaisant par rapport à la recommandation de l’Anses (8,5 g/j soit 3,9 % de l’AESA pour un ANC de 4% de l’AESA). Ainsi, les apports nettement insuffisants en acide alpha-linolénique induisent un rapport linoléique La contribution du groupe « viandes » aux apports en acides gras des adultes d’une part et des enfants d’autre part y est indiquée pour tous les acides gras.
À voir aussi
-
Nutrition9 février 2026Selon le Réseau de nutrition d’urgence, la nutrition de l’enfant doit primer sur la végétalisation des repas scolaires (TRADUCTION)
Dans les coulisses de la COP30, le Réseau de nutrition d’urgence (Emergency Nutrition Network, ENN) a souhaité explorer les opportunités et limites de la transition vers des repas scolaires majoritairement à base de végétaux au travers d’un article très bien documenté, mobilisant des retours de terrain et des analyses de politiques publiques dans différents pays.… -
Santé, pathologies et prévention9 février 2026Risque de sarcopénie chez les personnes âgées : de l’importance des apports en protéines animales (TRADUCTION)
Cette étude de cohorte chinoise examine l’association entre la quantité totale de protéines consommées, la part de protéines animales et végétales, les principaux acides aminés et la probabilité de sarcopénie chez des adultes âgés. Les résultats suggèrent qu’un apport insuffisant en protéines animales et en acides aminés essentiels est fortement associé à un risque plus… -
Santé, pathologies et prévention9 février 2026La viande rouge non transformée associée à une meilleure survie chez les patients atteints d’un cancer colorectal selon une méta-analyse (TRADUCTION)
Cette méta‑analyse a examiné l’association de nombreux facteurs liés au mode de vie (alimentation, activité physique, tabac, alcool, sédentarité, indice de masse corporelle) avec la mortalité globale et spécifique, en post‑diagnostic, chez des patients atteints de cancer colorectal. La viande rouge non transformée est sortie parmi les facteurs associés à une mortalité plus faible, au…