Alimentation 2050 : le rapport de la délégation à la prospective

Jeudi 28 mai 2020, Françoise CARTRON et Jean-Luc FICHET ont présenté à la presse, en visioconférence, leur rapport « Vers une alimentation durable : un enjeu sanitaire, social, territorial et environnemental majeur pour la France ? », fait au nom de la délégation à la prospective, présidée par Roger KAROUTCHI.
Créée en avril 2009 la délégation sénatoriale à la prospective est chargée de réfléchir aux transformations de la société et de l’économie en vue d’informer le Sénat. Elle élabore des scénarios d’évolution relatifs aux sujets qu’elle étudie. Françoise CARTRON, sénatrice de Gironde, et Jean-Luc FICHET, sénateur du Finistère, ont ainsi étudié les jalons à poser pour favoriser une transition alimentaire vers une alimentation plus durable à l’horizon 2050.
Le constat : la nécessité de faire évoluer notre alimentation
Les deux sénateurs sont partis d’un constat : les systèmes alimentaires développés au cours du XXe siècle dans les pays occidentaux puis diffusés dans de nombreuses parties du monde, ne sont pas durables en termes de consommation de ressources naturelles, d’impacts sur le climat et sur la biodiversité ou encore de santé. Dans certains secteurs de la société, on observe des tentatives de redéfinition du bien manger, avec une place croissante donnée à la santé, au bien-être et aux préoccupations citoyennes (manger écologique, manger éthique, respect des animaux, manger local…). Mais cette tendance n’est pas générale : elle se heurte à la réalité économique et à des différences sociales qui restent très marquées dans le domaine de l’alimentation.
20 propositions formulées
Comment, dans ce contexte, faire émerger des systèmes alimentaires à la fois plus durables et acceptables ? Le rapport de la délégation à la prospective du Sénat examine deux axes de transformation majeurs : sobriété et végétalisation. Mais la mutation est complexe car il s’agit tout à la fois de favoriser une alimentation satisfaisante pour la santé, satisfaisante pour l’environnement et financièrement accessible à tous, sans pour autant renoncer aux traditions et plaisirs culinaires si importants pour nos territoires et notre pays.
Pour favoriser cette nouvelle transition alimentaire, le rapport de la délégation formule 20 propositions.
Pour en savoir plus : Alimentation 2050 : le rapport de la délégation à la prospective.
Source : Sénat.
À voir aussi
-
Transversal9 février 2026Réduire l’empreinte de la viande bovine : les enseignements clés de l’édition 2025 de Grand Angle Viande
Le 13 novembre 2025 s’est déroulée la 12e édition de la conférence Grand Angle Viande à Paris et en diffusion en direct sur sept antennes de l’Institut de l’élevage (Idele). Les replays et présentations sont disponibles sur le site de l’Institut. Parmi les sujets qui ont particulièrement retenu l’attention des équipes Interbev : « Réduire les émissions… -
Transversal9 février 2026Quels leviers, quelles recherches, pour accompagner l’installation en élevage en France ?
L’installation en élevage est devenue une problématique cruciale au fil des années, en France et en Europe. Pourtant constante en volume, elle ne permet pas le renouvellement des actifs du secteur. Cet article paru dans la revue INRAE Productions animales montre qu’avec une tendance à l’augmentation de la diversité des porteurs de projets et des… -
Transversal9 février 2026CABRI+ : structurer une filière d’engraissement de chevreaux à la ferme
Cet article des Chambres d’agriculture décrit le projet national CASDAR CABRI+, piloté par l’Institut de l’élevage (Idele), qui accompagne depuis 2024 des groupes d’éleveurs caprins (notamment en Moselle) pour développer des ateliers d’engraissement de chevreaux, améliorer la rentabilité des exploitations et construire des débouchés locaux. Les actions portent sur la co‑construction d’itinéraires techniques, un appui…