L’agriculture et la forêt, une partie de la solution pour lutter contre le changement climatique

Trop souvent, l’agriculture est vue uniquement comme une activité émettrice de gaz à effet de serre. Mais c’est aussi l’un des principaux leviers à actionner pour lutter contre le réchauffement climatique. Explications.
Il est avéré que l’accélération de l’évolution climatique est due aux émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités humaines. Les principaux secteurs responsables de cette accélération sont l’énergie, l’industrie et les transports. Mais le « secteur des terres » peut jouer un rôle majeur et pourrait contribuer de 20 à 60% au potentiel d’atténuation des émissions de GES d’ici 2030. Comment ? Grâce au rôle de l’agriculture et de la forêt en tant que pompe à carbone, permettant de stocker le carbone et de compenser les émissions des autres secteurs, par la production de matériaux et d’énergie renouvelables et par une évolution des modes de production.
La transition agro-écologique pour répondre aux enjeux du changement climatique
L’agro-écologie constitue une réponse pour que l’agriculture puisse lutter efficacement contre le réchauffement climatique. En effet, celle-ci permet d’engager une réflexion globale et systémique et, à terme, de réduire les émissions de gaz à effet de serre grâce aux recours préférentiels à l’azote organique et au développement des légumineuses, à la technique de méthanisation des effluents d’élevage ou au développement de l’agroforesterie. Les arbres et les haies participent à la durabilité de l’agriculture en assurant protection et enrichissement en carbone des sols, en réduisant le risque de stress hydrique, en offrant un abri naturel aux animaux d’élevage, en abritant les auxiliaires des cultures et en favorisant la biodiversité. L’agroforesterie, c’est-à-dire l’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle, est une pratique ancestrale qui permet une meilleure utilisation des ressources, une plus grande diversité biologique et la création d’un micro-climat favorable à l’augmentation des rendements
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