Place de la viande de bœuf dans un régime à visée amaigrissante

Cet essai clinique contrôlé randomisé montre que la consommation de viande de bœuf dans le cadre d’une intervention à visée amaigrissante n’affecte pas la perte de poids et n’a pas d’influence négative sur le métabolisme lipidiques.
La viande de bœuf représente une excellente source de nutriments et des études ont montré que sa composition en acides gras influençait la perte de poids. Cet essai clinique contrôlé et randomisé a évalué les changements anthropométriques et de profils lipidiques chez 20 adultes souhaitant perdre du poids et améliorer leurs habitudes alimentaires après une intervention alimentaire incluant une consommation fréquente de viande de bœuf (120 g/j, 4 jours/semaine, pendant 4 semaines). Les volontaires ont été répartis au hasard en deux groupes, l’un consommant du bœuf commercial et l’autre du bœuf Wagyu-Cross ayant une teneur plus élevée en graisses et notamment en acides gras mono-insaturés (AGMI). Les deux groupes ont présenté des améliorations de leurs statuts pondéral et lipidique. Les changements étaient plus importants en termes de poids (-3,75 contre -2,90 kg) et d’IMC (-1,49 contre -1,03) dans le groupe Wagyu-Cross que dans le groupe commercial, toutefois sans différence significative. Aucune différence significative non plus entre les deux groupes concernant les profils lipidiques, bien que le groupe Wagyu-Cross présentait un changement plus favorable avec une diminution de la concentration en cholestérol total (-7,00 mg/dl) et en cholestérol LDL (-12,5 mg/dl). Ces résultats suggèrent que la viande de bœuf à haute teneur en AGMI pourrait être incluse dans les programmes de perte de poids car elle n’affecte pas la perte de poids et n’a pas d’influence négative sur le métabolisme des lipides.
Référence : Vela-Vásquez DA, Sifuentes-Rincón AM, Delgado-Enciso I, Ordaz-Pichardo C, Arellano-Vera W, Treviño-Alvarado V. Effect of Consuming Beef with Varying Fatty Acid Compositions as a Major Source of Protein in Volunteers under a Personalized Nutritional Program. Nutrients. 2022 Sep 9;14(18):3711. (PDF en libre accès)
Source : Nutrients
À voir aussi
-
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Une consommation protéique de 1,1 à 1,6 g/kg/j associée à une moindre fragilité chez les femmes de plus de 75 ans
Cette analyse transversale étudie l’association entre apports protéiques totaux, animaux et végétaux d’une part, et présence d’une fragilité multidimensionnelle d’autre part, chez 1 380 femmes australiennes vivant à domicile et âgées en moyenne de 75 ans. Les apports étaient estimés par questionnaire de fréquence alimentaire et la fragilité par un indice intégrant activités de la… -
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Les protéines animales associées à une moindre prévalence de dépression chez les adultes
Cette étude transversale coréenne analyse l’association entre sources de protéines alimentaires et dépression dans un échantillon représentatif de 17 125 adultes, dont 7 287 hommes et 9 838 femmes. La dépression était évaluée par le Patient Health Questionnaire-9, et les apports alimentaires par rappel de 24 heures. Après ajustement sur les facteurs de confusion, aucune… -
Composition et apports nutritionnels3 juin 2026Des apports plus faibles en protéines animales chez les personnes âgées sarcopéniques
Cette étude transversale descriptive compare les consommations alimentaires de 50 personnes âgées autonomes vivant à domicile dans le sud-est du Brésil, avec ou sans sarcopénie. Le diagnostic reposait sur trois critères : absorptiométrie biphotonique à rayons X, force de préhension et vitesse de marche, tandis que les apports alimentaires étaient estimés via trois rappels de…