Régimes végétaliens et végétariens en Chine : des risques de déficits en de nombreux micronutriments

Cette étude transversale a comparé les profils alimentaires de végétaliens, de lacto-ovo-végétariens et d’omnivores du nord-est de la Chine. Elle montre que les régimes excluant tout ou partie des aliments d’origine animale présentent globalement, du point de vue des auteurs, des caractéristiques favorables sur certains macronutriments : davantage de glucides complexes et de fibres, et une moindre part d’énergie apportée par les lipides ou les acides gras saturés. Les chercheurs identifient néanmoins des risques plus élevés d’apports insuffisants pour plusieurs micronutriments, variables selon le degré d’exclusion des produits animaux. Les situations les plus marquées concernent notamment la vitamine B12, dont les sources alimentaires naturelles sont principalement animales, mais aussi le calcium, le zinc, le fer, l’iode, le sélénium et certaines vitamines liposolubles. L’étude souligne ainsi que la qualité nutritionnelle d’un régime dépend autant de la diversité, de la planification et de l’enrichissement éventuel des aliments, que de sa seule orientation végétale ou omnivore. En raison de son caractère transversal, cette étude ne permet pas d’établir de lien causal avec l’état de santé.

Référence : Liu, X., Li, A., An, M., Wu, H., Wang, H., & Sun, C. (2026). Healthier Macronutrient Profiles but Higher Risk of Specific Micronutrient Deficiencies: A Cross-Sectional Study of Vegans, Lacto-Ovo-Vegetarians and Omnivores in Northeast China. Nutrients, 18(13), 2109.

Source : Nutrients

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