Effet matrice de la viande : pourquoi structure et préparation modulent l’assimilation des nutriments

Cette synthèse examine comment l’organisation structurale de la viande, ses propriétés mécaniques et les procédés de préparation influencent sa digestion et la disponibilité de ses nutriments. L’effet matrice débute dès la mastication : tendreté, teneur en collagène, gras intramusculaire et taille des morceaux conditionnent la fragmentation, l’hydratation et les propriétés du bol alimentaire. Dans l’estomac puis l’intestin, l’action conjointe du brassage, des enzymes digestives et de l’acidité libère des peptides, des acides aminés et des micronutriments. Les protéines de viande présentent une digestibilité iléale élevée ; toutefois, la vitesse de digestion peut être influencée par la mastication, la taille des particules et, chez les personnes âgées, par la texture du produit. L’article détaille aussi le « facteur viande », par lequel la consommation de viande, de poisson ou de volaille au sein d’un repas peut améliorer l’absorption du fer non héminique et du zinc provenant des aliments végétaux associés. Des peptides issus de la digestion des protéines musculaires sont notamment envisagés comme mécanisme explicatif.

Référence : Théron, L., Peyron, M.-A., Meurillon, M., Sicard, J., Mirade, P.-S., Astruc, T., & Rémond, D. (2026, 24 juillet). Effet matrice de la viande : déterminants et implications nutritionnelles. Viandes & Produits Carnés, 42.

Source : Viandes & Produits Carnés

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