Alimentation végétarienne et santé dans la population autrichienne

Selon une étude sur la population autrichienne, l’alimentation végétarienne est associée à une moins bonne santé et une moindre qualité de vie. Toutefois, l’adoption de ce type d’alimentation est peut être ici majoritairement consécutive et non antérieure aux problèmes de santé. De récents travaux réalisés dans le cadre de la cohorte de l’Austrian Health Interview Survey AT-HIS (2006/07) révèlent que l’alimentation de type végétarienne était associée à un plus faible IMC et à une consommation moins fréquente d’alcool, mais qu’elle était également associée à une moins bonne santé : grande incidence des cancers (coïncidence ?), maladies chroniques, allergies et troubles mentaux (anxiété, dépression) et une moins bonne qualité de vie (santé physique, environnement, relations sociales). Les sujets végétariens sont moins souvent vaccinés, font moins de contrôle de santé préventifs. Ces données suggèrent que l’alimentation végétarienne est, ici, adoptée pour des raisons de mauvaise santé car ces sujets végétariens conservent une consommation d’alcool et de tabac ainsi qu’une sédentarité similaire aux autres sujets et présentent de nombreux problèmes de santé. A contrario, d’après les tableaux comparant les végétariens aux autres profils, les plus grands consommateurs de viande ont un IMC un peu plus élevé que les autres, plus d’hypertension et d’arthrite mais une bonne qualité de vie, une meilleure santé que les végétariens et moins d’allergies. Source :
Nutrition and Health – The Association between Eating Behavior and Various Health Parameters: A Matched Sample StudyBurkert NT, Muckenhuber J, Großschädl F, Rásky E, Freidl W.PLoS One. 2014 Feb 7;9(2):e88278. (Autriche)
À voir aussi
-
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Une consommation protéique de 1,1 à 1,6 g/kg/j associée à une moindre fragilité chez les femmes de plus de 75 ans
Cette analyse transversale étudie l’association entre apports protéiques totaux, animaux et végétaux d’une part, et présence d’une fragilité multidimensionnelle d’autre part, chez 1 380 femmes australiennes vivant à domicile et âgées en moyenne de 75 ans. Les apports étaient estimés par questionnaire de fréquence alimentaire et la fragilité par un indice intégrant activités de la… -
Santé, pathologies et prévention3 juin 2026Les protéines animales associées à une moindre prévalence de dépression chez les adultes
Cette étude transversale coréenne analyse l’association entre sources de protéines alimentaires et dépression dans un échantillon représentatif de 17 125 adultes, dont 7 287 hommes et 9 838 femmes. La dépression était évaluée par le Patient Health Questionnaire-9, et les apports alimentaires par rappel de 24 heures. Après ajustement sur les facteurs de confusion, aucune… -
Composition et apports nutritionnels3 juin 2026Des apports plus faibles en protéines animales chez les personnes âgées sarcopéniques
Cette étude transversale descriptive compare les consommations alimentaires de 50 personnes âgées autonomes vivant à domicile dans le sud-est du Brésil, avec ou sans sarcopénie. Le diagnostic reposait sur trois critères : absorptiométrie biphotonique à rayons X, force de préhension et vitesse de marche, tandis que les apports alimentaires étaient estimés via trois rappels de…