Systèmes et pratiques d’élevage des bovins de boucherie en Europe (TRADUCTION)
Ce rapport technique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), préparé à la demande de la Commission européenne, présente une analyse des systèmes d’élevage bovin de boucherie en Europe, en mettant l’accent sur les pratiques courantes, les risques associés à ces pratiques, et les implications pour le bien-être animal des bovins de boucherie dans l’Union européenne (UE). Il complète l’avis scientifique de l’EFSA sur le bien-être des bovins de boucherie, publié en juillet 2025 (voir article « Bien-être des bovins de boucherie : évaluation des risques et recommandations pratiques »).
En utilisant des données issues de la littérature scientifique et des informations fournies par les parties prenantes de l’EFSA lors d’un Appel public à données, le rapport identifie les catégories de bovins de boucherie concernées (vaches allaitantes, veaux de boucherie, génisses, bovins engraissés, taureaux reproducteurs et vaches laitières de réforme) et décrit les principaux cycles de production, les pratiques d’élevage et les stratégies alimentaires.
Les vaches allaitantes élèvent leurs veaux jusqu’au sevrage (entre 5 et 11 mois), principalement dans des systèmes avec accès au pâturage. La mise-bas au printemps est la pratique la plus courante, bien que des mises-bas en automne ou hors saison existent également. En hiver, les troupeaux allaitants sont principalement logés en bâtiments ouverts sur aire paillée et nourris avec un régime à base de fourrage. Les systèmes entièrement en bâtiment ou en pâturage toute l’année sont moins fréquents.
Les bovins engraissés proviennent à la fois de troupeaux allaitants et laitiers, sont engraissés pendant 6 à 15 mois et abattus entre 12 et 30 mois. Ils sont généralement hébergés en bâtiment sur caillebotis, bien que certains aient accès au pâturage ou soient élevés en parcs extérieurs. Leur alimentation passe d’une ration riche en fibres et protéines pendant la phase de croissance à une ration énergétique pendant la finition.
Les taureaux reproducteurs destinés à la reproduction naturelle sont généralement élevés dans des systèmes allaitants avec accès au pâturage, tandis que ceux utilisés pour l’insémination artificielle sont hébergés dans des stations dédiées. Les vaches laitières de réforme, lorsqu’elles sont engraissées avant l’abattage, sont généralement nourries en bâtiment ou au pâturage.
Les implications de ces différents systèmes d’élevage et pratiques sur le bien-être sont évaluées pour chaque catégorie animale dans l’avis scientifique de l’EFSA sur le bien-être des bovins de boucherie à la ferme, publié séparément.
Référence : EFSA (European Food Safety Authority), Cozzi G, Knierim U, Marti S, Mullan S, Ashe S, Lima E, Van der Stede Y, Vitali M, Cecchinato G, Zanna MB, D’ Alessio RM, Winckler C, 2025. Common husbandry systems and practices for keeping beef cattle. EFSA supporting publication 2025: 22(7): EN-9565. 77 pp.
Source : EFSA
À voir aussi
-
Bien-être animal23 juillet 2026Les vaches sont capables de distinguer et de mémoriser les émotions humaines
Une étude INRAE montre que les vaches sont capables de discriminer différentes émotions humaines et de garder en mémoire la manière dont une personne s’est comportée avec elles. Les expériences combinent la présentation de visages et de voix exprimant des émotions contrastées (colère, joie, ton menaçant, sourire accueillant) et l’observation des réactions des animaux, qui… -
Bien-être animal23 juillet 2026ClimatBat, un site et une application pour anticiper le stress thermique en élevage
Face à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, les Chambres d’agriculture déploient ClimatBat, un dispositif gratuit combinant une plateforme web et une application pour aider les éleveurs à prévenir et gérer le stress thermique en bâtiments d’élevage. Le site rassemble des ressources techniques, des conseils et des recommandations pratiques sur les impacts de la… -
Bien-être animal10 juillet 2026La thermographie infrarouge confirme son intérêt pour évaluer le confort thermique des bovins
Cette revue systématique examine l’usage de la thermographie infrarouge pour évaluer le confort thermique des bovins. Les auteurs rappellent que cette technique permet de visualiser les variations thermiques de certaines régions anatomiques, en lien avec les modifications vasomotrices et le flux sanguin périphérique associés à la thermorégulation. L’article met en avant son intérêt comme méthode…