Quelles pratiques durables pour minimiser les émissions de GES en agriculture ? (TRADUCTION)
Nourrir une population mondiale croissante tout en préservant l’environnement est l’un des grands défis de notre siècle. L’agriculture, qui est à la fois victime et responsable du changement climatique, est au cœur de cette problématique. Cet article analyse les liens entre les pratiques agricoles et les émissions de gaz à effet de serre (GES), en mettant en évidence le rôle des sols, des cultures et de l’élevage. Il traite des tendances futures en matière de réduction des émissions de carbone.
L’augmentation de la population mondiale a entraîné une hausse de la demande en produits agricoles. L’agriculture, qui comprend l’utilisation des terres, la production agricole et l’élevage, est la deuxième source d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Par conséquent, les émissions de GES ont augmenté. Les trois principaux GES contribuant au réchauffement climatique et à ses nombreux effets catastrophiques sont le dioxyde de carbone (CO2), l’oxyde nitreux (N2O) et le méthane (CH4). Bien qu’ils soient générés en quantités moindres que le CO2, le CH4 et surtout le N2O, de par sa puissance de réchauffement et sa durée de vie dans l’atmosphère de 120 ans (contre 100 ans pour le CO2 et 12 ans en moyenne pour le CH4) sont davantage susceptibles de contribuer au réchauffement de la planète. Cette étude approfondit les facteurs influençant les émissions de GES, y compris les variables organiques (espèces cultivées, fumier animal, fumier composté et biosolides) et inorganiques, telles que les engrais contenant du phosphate, de l’azote et du potassium.
Les principales sources d’émissions de GES agricoles sont les sols agricoles, le brûlage des déchets agricoles dans les champs, la fermentation entérique, la gestion du fumier et le chaulage. Les stratégies visant à atténuer les émissions de GES provenant de l’agriculture comprennent donc l’amélioration de la gestion des résidus de culture, l’amélioration de l’efficacité d’utilisation de l’azote par les plantes, l’optimisation de la gestion des nutriments, la mise en œuvre de pratiques durables de production et d’alimentation du bétail, l’adoption d’une agriculture intelligente face au climat et la réduction des émissions de méthane.
Référence : Raj, Sahil, Yumkhaibam Ambika Devi, and Munish Kaundal. 2024. Strategies for Minimizing Greenhouse Gas Emissions in Agriculture through Sustainable Practices. Journal of Advances in Biology & Biotechnology 27 (11):1148-60 (PDF en libre accès)
À voir aussi
-
Environnement24 juillet 2026Le pâturage régénératif stimule les enzymes du sol et reconfigure l’acquisition de nutriments par les microorganismes
Cette étude évalue l’impact de pratiques de pâturage régénératif et de gestion des prairies (charges animales, durée de repos, couverture végétale, fertilisation) sur l’activité des enzymes extracellulaires du sol impliquées dans les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore, ainsi que sur les stratégies d’acquisition de nutriments des communautés microbiennes. Les auteurs ont comparé… -
Environnement24 juillet 2026Ferme bio, paysage et microbiome : les usages du territoire pèsent autant que les pratiques locales sur les communautés microbiennes des sols
Cette étude menée sur des fermes certifiées biologiques combine des données de microbiologie des sols et de paysage pour comparer l’influence des pratiques de diversification intra-parcellaire (diversité des cultures, couvert végétal, cultures de couverture) et des usages du territoire environnant (prairies, cultures annuelles, boisements, surfaces artificialisées) sur la composition microbienne des sols. Les auteurs ont… -
Alimentation des animaux et systèmes d'élevage24 juillet 2026Disponibilité et impacts environnementaux de coproduits agro‑industriels comme ressources alimentaires pour les petits ruminants
Dans cet article publié dans la revue Animals, une équipe de chercheurs italiens a évalué la disponibilité et l’empreinte environnementale de plusieurs coproduits agro‑industriels couramment produits en Europe, afin d’examiner leur potentiel d’utilisation dans l’alimentation des petits ruminants (ovins et caprins). Les auteurs ont quantifié les volumes annuels de sous‑produits issus notamment des industries des…