du 01 Juin. au 04 Sep 2026.

Appel à projets de recherche 2027

Contexte de l’appel à projets de recherche 2027

Interbev est l’association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes composée de 22 organisations professionnelles nationales représentant les différents métiers du secteur économique bétail et viandes : éleveurs, commerçants en vif, abatteurs, grossistes, industriels, distributeurs. Son rôle est de défendre et valoriser les intérêts communs de l’élevage et la viande issue des activités industrielles, artisanales et commerciales de la filière.

Les métiers de la filière viande évoluent sans cesse. Les professionnels doivent faire preuve de toujours plus de transparence, de maîtrise technique et d’innovation pour s’adapter à l’évolution du marché. Il est donc indispensable d’acquérir de nouvelles connaissances grâce aux programmes de recherche-développement. C’est pourquoi Interbev engage chaque année des programmes de recherche dans le but de constituer un outil supplémentaire d’accompagnement de la stratégie interprofessionnelle. Les résultats de ces travaux constituent des éléments de réflexion majeurs pour l’adaptation de la filière aux besoins de marché et aux enjeux sociétaux.

Objectifs et finalité de l’appel à projets de recherche 2027

Le présent appel à projets de recherche vise à fournir aux professionnels des filières viandes bovines (bovins et veaux), ovines, caprines et équines, les données et résultats scientifiques et techniques, qui présentent un intérêt collectif, et qui leur sont nécessaires pour :

– Mettre sur le marché des produits de qualité susceptibles de répondre aux attentes et besoins des consommateurs dans le respect des exigences réglementaires,
– Maîtriser leurs différents métiers,
Améliorer leurs performances techniques et économiques, afin de rester concurrentiels dans un marché de plus en plus ouvert,
Etre réactif et force de proposition sur les questions sociétales (nutrition, santé, environnement et protection animale) directement liées au fonctionnement des filières.

Cet appel à projets de recherche se place résolument sur le créneau de la recherche dite appliquée ou finalisée qui se caractérise par le fait que l’essentiel des données et résultats obtenus devront être directement exploitables, à court et/ou moyen termes, par les professionnels du secteur.

Les projets peuvent toutefois inclure un ou plusieurs volets de recherche à caractère plus fondamental dès lors que leur nécessité est expressément justifiée.

En conclusion, si la recherche financée par Interbev est avant tout appliquée avec des résultats attendus opérationnels, certains travaux peuvent avoir une visée plus prospective et exploratoire. Interbev peut donc financer différents types de travaux en réponse aux besoins exprimés par la filière.

L’appel à projets de recherche est ouvert à toute entité (personne physique, organisme de recherche, ou équipes de recherche pluridisciplinaire et/ou pluri partenariale), avec identification d’un porteur de projet qui coordonnera l’action de l’ensemble des partenaires. La participation d’entreprises au projet de recherche est possible, et même souhaitable, sous réserve que cette participation ne porte pas préjudice à une utilisation collective des résultats par l’ensemble des entreprises concernées.

Les projets proposés devront être construits sur la base d’analyses bibliographiques ciblées, rigoureuses et exhaustives qui établiront l’état de l’art dans le domaine étudié. Ils identifieront précisément les aléas rencontrés lors des recherches antérieures et en tiendront compte. Le cas échéant un panorama concret de ce qui est développé par d’autres pays sur le sujet d’étude et l’analyse du positionnement de la France par rapport à ces pays permettra d’éclairer les choix des professionnels français de la filière viande.
Les projets présentés doivent correspondre à l’un des champs de recherche sélectionnés par Interbev et explicités ci-après. Ils peuvent concerner plus spécifiquement une des 5 sections d’Interbev (Bovins, Veaux, Ovins, Caprins, Equins), ou au contraire plusieurs sections. Cela devra être précisé dans la déclaration d’intention. Les champs de recherche, sont complétés des attentes spécifiques des filières afin d’en faciliter la compréhension.

N.B. : L’ensemble des champs de recherche sont ouverts. Les projets proposés doivent tenir compte en priorité des axes de travail identifiés. Cependant, ils peuvent également concerner d’autres axes en lien avec les champs de recherche généraux.

 


CHAMPS DE RECHERCHE POUR L’APPEL A PROJETS 2027

1- Toutes les sections

Hygiène & sécurité sanitaire

FLORES D’ALTERATION DES VIANDES : IDENTIFICATION, DETERMINATION, ÉLIMINATION

 

Les flores d’altération des viandes sont à l’origine de pertes économiques non négligeables. Interbev travaille depuis quelques années sur ces flores avec :

– L’étude Alterix (AAP 2024) : identifier et caractériser les flores d’altération et faciliter leur diagnostic (recensement des principaux défauts des viandes liés aux altérations microbiologiques, caractérisations et méthodes analytiques disponibles).
– L’étude Pseudodetect (AAP 2026, en cours) : caractérisation des Pseudomonas et essais d’optimisation des méthodes de dénombrement des Pseudomonas.

Il reste des inconnues sur les causes d’apparition de certaines flores indésirables (ex. Leuconostoc), sur certains produits et pas d’autres, la rémanence de ces flores sur certains sites de production, tout comme encore, la stratégie à mettre en place pour prévenir l’apparition de certaines bactéries.

Objectifs : Acquérir des connaissances et mettre en place des mesures de maitrise afin d’améliorer la qualité des viandes :

1/ Compléter l’analyse des résultats (métagénomiques ou conventionnels) obtenus dans les précédentes études dans des établissements français.

2/ Obtenir des données complémentaires sur :
– la persistance en environnement de production ;
– les conditions et critères de développement de ces flores au détriment des flores protectrices ou neutres ;
– les facteurs déclencheurs de l’apparition des défauts organoleptiques.

3/ Définir les solutions :
– en matière de détection précoce sur les produits ;
– en matière d’élimination, voire de traitement.

Livrables : Rapport et guide pratique.

Espèces concernées : bovins, ovins.

 

PANNES EN ABATTOIR ET DEVENIR DES CARCASSES

 

La panne en abattoir (arrêt de chaîne d’une certaine durée entrainant un retard à l’éviscération et/ou un retard en entrée refroidissement) peut concerner tous les abattoirs, malgré les activités de maintenance préventive mises en œuvre.

En cas de panne en abattoir, et en particulier dans le cas de panne longue (notamment > 2h00), il existe une divergence d’interprétation des autorités (DDPP) quant aux mesures de gestion des carcasses concernées et la possibilité ou non de leur valorisation :
– saisie de l’ensemble des carcasses concernées (perte économique…),
– restriction dans les voies de valorisation des viandes (limitation au circuit « produits cuits » par exemple),
– valorisation « classique » après évaluation des risques.

Objectif : Disposer d’un guide de gestion des carcasses en cas de panne à l’abattoir, élaboré à dire d’experts et reconnu par la DGAL (faisant référence au niveau national).

Ce document proposera un schéma décisionnel pour définir le devenir des carcasses et leurs voies de valorisation, fondé sur une évaluation des risques et sera intégré au GBPH.

Ce travail pourra se baser sur un état de l’art bibliographique et un benchmark au niveau des autres Etats Membres sur les procédures existantes.

Livrable : Guide de gestion des carcasses en cas de panne en abattoir.

Espèces concernées : bovins, ovins.

Un cofinancement d’Inaporc est requis.

Environnement & Bioéconomie

BENCHMARK EUROPEEN DES CONTRAINTES SUR LES ICPE EN ELEVAGE

 

Les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) sont une transposition française de la directive UE IED. Cette directive implique des contraintes administratives (documents demandés, délais à respecter, etc.) qui sont régulièrement questionnées. Aujourd’hui, en France, les ICPE encadrent les abattoirs ainsi que les élevages (notamment les bovins à l’engraissement), or dans la directive IED, seuls les élevages volailles et porc sont concernés, mais cela pourrait évoluer prochainement.

Objectifs :
1/ Analyser les transpositions de la directive UE IED au sein des pays de l’UE.
2/ Conduire un benchmark des obligations règlementaires (niveaux d’exigence sur l’instruction des dossiers) dans les pays européens afin de réduire la charge administrative des ICPE en France.

Livrable : rapport.

Espèces concernées : bovins, veaux, ovins, caprins.

Un cofinancement d’Inaporc & Anvol est requis.

 

DIVERSIFICATION DE L’APPROVISIONNEMENT EN CO2

 

Les industries des viandes utilisent le CO2 pour différents usages, essentiels à la continuité de la chaine d’approvisionnement des viandes jusqu’aux consommateurs (surgélation, atmosphère modifiée des barquettes) et sont approvisionnées par des fournisseurs conventionnels (Air Liquide, Lindé, Messer), qui eux-mêmes se retournent vers des producteurs d’engrais (pour qui le CO2 est un coproduit). Or en cas de crise énergétique, les usines d’engrais s’arrêtent et leur production de CO2 aussi. D’autres approvisionnements doivent être investigués (méthanation, décharge, …).

Objectifs :
1/ Evaluer la disponibilité des sources alternatives de CO2 et leur prix d’intérêt.
2/ Analyser la qualité du CO2 selon les différentes sources et applicabilité aux différentes débouchées en industrie.

Livrable : rapport avec la liste des sources d’approvisionnement en CO2 et une évaluation de leur disponibilité et du coût d’accès.

Espèces concernées : bovins, veaux, ovins, caprins.

Un cofinancement d’Inaporc est requis.

 

POTENTIEL AGRONOMIQUE DES FARINES ANIMALES C2

 

Les farines C2 ont un fort potentiel de fertilisation notamment azoté, mais sont moins pratiques à utiliser qu’un engrais de synthèse. Aujourd’hui, les C2 représentent en France une production de 50 000 t et sont intégralement consommées par l’agriculture biologique. Si l’an prochain les MRS sont supprimés, c’est 140 000t de farine C1 (aujourd’hui détruites en cimenterie) qui s’ajouteraient à ce volume. Ces 200 000t ne viendraient pas remplacer l’intégralité des engrais de synthèse (1M de tonnes sont importées) mais contribueraient à réduire le volume importé. Leur normalisation renchérirait leur valeur et donc ferait baisser les coûts d’enlèvement de nos SPA C2 (ATM et saisies sanitaires).

Objectif : Etudier la valeur agronomique des farines C2 via des analyses physiques et évaluer leur usage en fertilisation (SWOT).

Livrables : Note de synthèse & recommandations technico-économiques pour l’épandage.

Espèces concernées : bovins, veaux, ovins, caprins.

 

OUTIL DE SUIVI DES CONSOMMATIONS ET DES IMPACTS (TRANSPORT, MISE EN MARCHE ET BOUCHERIE)

 

Dans le cadre des discussions du GT RSE sur la révision de la démarche sociétale d’Interbev, un des objectifs visés sur le plan environnemental est que chaque organisation nationale (ON) puisse proposer à ses adhérents un outil de suivi et de calcul des consommations de ressources (eau, énergie) et des émissions de GES.

Certains maillons disposent déjà d’outils opérationnels (ex. CAP’2ER pour l’élevage), tandis que d’autres (transport, mise en marché, boucherie) restent peu outillés.

Objectif : Disposer d’un outil simplifié permettant :
1/ La collecte de données (facilitée) via : un questionnaire simplifié adapté à chaque maillon, une saisie autonome par les adhérents & un suivi centralisé par les fédérations.
2/ La restitution automatique incluant des indicateurs clés (émissions GES, suivi des consommations moyennes, l’identification des postes les plus émetteurs). Ces indicateurs doivent être reconnus au plan UE.
3/ Des leviers d’action standardisés (optimisation logistique, efficacité énergétique, réduction des pertes…).

Livrables :
– Outil de calcul (format Excel par exemple) simple d’utilisation pour suivre les consommations et les impacts des maillons concernés – un outil pour chaque maillon/adapté à leur scope. Questionnaire à envoyer aux adhérents pour renseigner les informations nécessaires au calcul.
– Propositions de leviers d’amélioration standardisés pour chaque poste de consommation, d’émissions.
– Guide méthodologique (hypothèses, limites, bonnes pratiques).

Espèces concernées : bovins, veaux, ovins, caprins.

Bien-être & protection des animaux

PARCOURS DE FORMATION/TUTORAT

 

En centres de rassemblement et en abattoirs, les opérateurs manipulant des animaux sont soumis à des obligations de formation visant à garantir le respect de la bientraitance/protection animale (4C et CCPA).

Dans le contexte actuel de révision de la réglementation relative au transport des animaux vivants, les modalités de formation font l’objet d’une réévaluation. Parallèlement, les entreprises ont développé des pratiques de tutorat qui constituent un levier concret d’accompagnement des opérateurs dans l’apprentissage de leur métier. Ces pratiques restent de l’initiative des entreprises et sont souvent non formalisées. En conséquence, elles ne sont actuellement pas reconnues en tant que dispositif de formation à part entière.

Objectifs :
1/ Réaliser un état des lieux de la déclinaison des formations obligatoires existantes à destination des opérateurs en centres de rassemblement et en abattoirs (4C/CCPA), dans les différents États membres, voire à l’international.
2/ Dresser un panorama des pratiques de tutorat mises en place par les entreprises en centres de rassemblement/marchés et en abattoirs (durée, contenu, moment d’intervention après l’arrivée du salarié…).
3/ Identifier les prérequis en termes de savoir, savoir-faire et de savoir-être, dans une approche « One Welfare » afin d’assurer une prise en compte optimale des enjeux de bien-être animal et des conditions de travail dans ces métiers.
4/ Formuler une série de recommandations pour la mise en place d’un parcours de formation certifiant, adapté aux opérateurs au contact des animaux en centres de rassemblement et en abattoirs, en tenant compte du profil des publics (métiers non sédentaires, diversité de nationalités et de langues…) ainsi que des contraintes liées à l’environnement de travail.

Une expertise spécifique en ingénierie pédagogique et en formation est attendue.

Livrables :
– Rapport d’état des lieux descriptif des formations existantes en Europe, voire à l’international.
– Rapport sur les pratiques de tutorat en entreprise avec une description des modalités observées.
– Référentiel de compétences (savoir, savoir-faire et savoir-être) en intégrant l’approche « One Welfare ».
– Recommandations pour un parcours de formation certifiant pour les opérateurs en abattoirs et en centres de rassemblement.

Espèces concernées : bovins, veaux, ovins, caprins.

Un cofinancement est requis.

Nutrition & santé humaine

VIANDE & MICROBIOTE INTESTINAL

 

Lors d’un apport élevé en protéines, comme c’est le cas chez les individus gros consommateurs de viande, des acides aminés en quantité non négligeable parviennent jusqu’au colon où ils sont fermentés par le microbiote, qui produit ainsi des dérivés indoles, des polyamines, des acides gras à chaine courte et du sulfure d’hydrogène. Certains de ces métabolites sont des signaux actifs dans l’axe intestin-cerveau : par exemple, les AGCC peuvent moduler le comportement alimentaire (satiété) et les dérivés indoles influencent le comportement émotionnel (stress, anxiété).

Nos précédents projets ont montré qu’une réduction modérée des apports en protéines de viande induit une hyperphagie et qu’une réduction plus importante augmente le comportement anxieux chez les rats (INRAE, 2021-2024).

Objectifs : En fonction des apports en protéines de viande :
1/ Caractériser les variations de la composition du microbiote ;
2/ Caractériser les profils de métabolites produits par le microbiote ;
3/ Evaluer le rôle de ces métabolites dans le comportement alimentaire et dans le comportement émotionnel.

Livrables :
– Rapport bibliographique.
– Publication d’un article scientifique dans une revue internationale et dans une revue nationale à comité de relecture.

Espèces concernées : bovins, veaux, ovins, caprins.

 

CONSOMMATION DE VIANDE & METABOLITES

 

Aujourd’hui, il n’existe que des études démontrant que des niveaux de consommation importants de viande génèrent des maladies chroniques. De ce fait, les épidémiologistes tendent à considérer que le moins de viande est le mieux en termes de santé.

Objectif : Définir une courbe dose-réponse de la production de métabolites selon les niveaux de consommation de viande – de 0 à 500 g (recommandation du PNNS).

Etude fondée sur un dispositif expérimental avec des mini porcs (objectif d’augmenter progressivement la quantité de viande dans un repas-type pour regarder l’impact sur le métabolisme microbien).

Livrables :
– Rapport bibliographique.
– Essais expérimentaux avec courbe dose-réponse.
– Publication d’un article scientifique dans une revue internationale et dans une revue nationale à comité de relecture.
– Valorisations dans des congrès scientifiques.

Espèces concernées : bovins, veaux, ovins, caprins.

Un cofinancement est requis.

 

FACTEUR VIANDE

 

Le terme de « facteur viande », ou « meat factor » ou encore « MFP factor » pour « meats, fish and poultry » désigne le phénomène par lequel la présence de viande dans un repas, ou plus largement d’un aliment d’origine animale musculaire (viande rouge, volaille ou poisson), augmente l’absorption de certains micronutriments provenant des autres aliments du repas.

Objectif : Comprendre le facteur viande et les mécanismes qui permettent d’améliorer l’absorption de micronutriments provenant d’autres aliments et consommés avec la viande (effets synergiques positifs de la viande).

Livrables :
– Rapport bibliographique.
– Publication d’un article scientifique dans une revue internationale et dans une revue nationale à comité de relecture.
– Valorisations dans des congrès scientifiques.

Espèces concernées : bovins, veaux, ovins, caprins.

 


2- Besoins spécifiques par section

BOVINS

Environnement & bioéconomie

ACCEPTABILITE DES COMPLEMENTS ANTI-METHANE CHEZ LES ELEVEURS

 

L’étude CARMEN (AAP R&D 2024) a permis d’identifier le potentiel de réduction des émissions de méthane entérique via différents compléments alimentaires en filières bovine et ovine.

Objectif : Identifier et lever les freins précédemment identifiés :
1/ Évaluer l’acceptabilité par les éleveurs (freins techniques, économiques, organisationnels).
2/ Identifier les conditions de déploiement optimales (analyser les modèles économiques, coût des compléments, gains potentiels (carbone, productivité, valorisation marché)).
3/ Réaliser un benchmark international des stratégies de déploiement.

Livrables : Rapport et recommandations sur les voies d’utilisation des compléments alimentaires pour la filière.

 

CALCUL DES INDICATEURS BIODIVERSITE (SUITE BOVIBIODIV)

 

Dans le cadre de l’Action 1 du programme Bovibiodiv (co-financé par le Cniel, porté par l’IDELE et en partenariat avec l’Inrae, MNHN, FCEN et 3 chambres d’agri) des indicateurs de suivi de la biodiversité ont été sélectionnés et validés par les filières. Le suivi à l’échelle nationale est aujourd’hui nécessaire pour objectiver le rôle des élevages bovins dans la biodiversité et disposer d’indicateurs robustes pour le dialogue public.

Objectif : Analyser la variabilité d’un panel d’indicateurs de biodiversité (SBD, diversité des IAE, diversité et équitabilité de l’assolement et part de prairies permanentes dans la SAU) selon les types d’exploitations, les contextes territoriaux, et à partir des sources de données nationales accessibles.

Livrables :
– Indicateurs de suivi de la biodiversité à l’échelle de la filière bovine.
– Typologie des exploitations selon leur contribution à la biodiversité.
– Recommandations méthodologiques pour un suivi pérenne.

Un cofinancement du Cniel est requis.

Bien-être & protection des animaux

EBOURGEONNAGE DES VEAUX

 

L’ébourgeonnage des veaux est une pratique d’élevage visant à réduire les risques de blessures entre animaux ainsi que pour les intervenants humains. Toutefois, il s’agit d’une intervention délicate qui nécessite à la fois un matériel de contention adapté, des équipements performants et une prise en charge de la douleur. À ce jour, la procaïne est le seul anesthésique local disposant d’une autorisation de mise sur le marché pour cet usage. Son délai d’action d’environ 15 minutes impose d’adapter l’organisation du chantier, notamment en matière de contention, tout en tenant compte des conditions de travail de l’éleveur.

Dans ce contexte, INTERBEV a engagé plusieurs actions pour accompagner les éleveurs :
– réalisation de cinq vidéos de sensibilisation à la gestion de la douleur ;
– développement d’une formation aux BP actuellement en phase de test ;
– enquête auprès des éleveurs sur les équipements de contention disponibles (le plus souvent inadaptés) ;
– un focus group (prévu) pour préciser les attentes des éleveurs vis-à-vis d’un équipement de contention, notamment la possibilité de contenir plusieurs veaux simultanément et de réaliser d’autres interventions sanitaires.

Ces travaux s’inscrivent dans un contexte de révision de la réglementation européenne (remise en question croissante de cette pratique par la société civile).

Objectif : Concevoir, à partir des retours d’expérience des éleveurs, un prototype d’équipement de contention adapté aux contraintes du terrain, puis de le tester en conditions réelles d’élevage.

Ce prototype permettra de répondre à la question de l’ébourgeonnage mais aussi à d’autres besoins de contention en élevage (actes de prophylaxie, soins).

Livrables :
– Un cahier des charges construit à partir des retours d’expérience des éleveurs, vétérinaires et experts, afin de formaliser les besoins fonctionnels et techniques.
– La conception et la réalisation d’un prototype d’équipement de contention conforme à ces spécifications.
– Résultats de la phase test.

SANTE/ LESIONS PODALES

 

Les boiteries constituent un enjeu majeur en élevage de jeunes bovins. D’après le projet FeedLame, mené notamment par INRAE, Oniris et IDELE, environ un jeune bovin sur trois présente une lésion podale douloureuse. Ces atteintes ont des conséquences importantes sur le bien-être animal, les performances technico-économiques des élevages et les conditions de travail des éleveurs. Toutefois, les connaissances disponibles restent insuffisantes pour expliquer précisément l’apparition de ces lésions et identifier de manière fiable les leviers de prévention et de maîtrise en élevage.

Objectifs :
1/ Améliorer la compréhension des facteurs de risque (sans oublier la génétique) associés aux boiteries en élevage de jeunes bovins, en lien avec les conditions d’élevage et de conduite des animaux.
2/ Concevoir et tester, en conditions réelles, différentes pratiques et stratégies permettant de prévenir l’apparition de lésions podales, de les détecter plus précocement et d’en améliorer la prise en charge.

Livrables :
– Références sur les facteurs de risque des boiteries en élevage de jeunes bovins, ainsi qu’à un ensemble de pratiques testées en élevage.
– Recommandations opérationnelles et outils d’aide à la décision, intégrant l’analyse de leurs impacts sur les performances techniques et économiques.

VEAUX

Hygiène & sécurité sanitaire

MIEUX CONNAITRE ET MAITRISER L’EXCRETION DE STEC PAR LES VEAUX DE BOUCHERIE

 

Dans son avis de décembre 2025 sur la maîtrise du risque microbiologique, l’Anses invite à acquérir des connaissances complémentaires sur les pathogènes et le microbiote, et en particulier :
– mieux décrire la diversité des microbiotes intestinaux des animaux d’élevage ;
– continuer à explorer comment des microorganismes bénéfiques peuvent limiter la croissance et le portage animal des agents pathogènes (salmonelles, STEC de sérotype O26:H11,…) ;
– conduire des travaux visant à sélectionner des bactéries utilisables comme probiotique pour les animaux ;
– évaluer l’effet de l’alimentation sur le microbiote intestinal des animaux et leur impact sur la santé des animaux, le bien-être (notamment l’inflammation, même modérée, du tractus digestif dont on sait qu’elle peut influer sur la colonisation par les E. coli) ou encore sur l’excrétion des agents pathogènes.

Le veau de boucherie a un taux d’excrétion supérieur en STEC aux autres catégories de bovins (> 5 %).

Objectif : Investiguer la piste des probiotiques / prébiotiques, cités dans différents rapports scientifiques récents (JEMRA, 2022 ou Anses, 2025) pour limiter la prévalence de certains STEC chez les veaux.

Livrables :
– Rapport bibliographique.
– Publication d’un article scientifique dans une revue internationale et dans une revue nationale à comité de relecture.

AMELIORATION DE LA DUREE DE VIE DES ABATS (y compris utilisation potentielle de techniques de décontamination)

 

Les DLC des abats dans certains états membres de l’UE sont plus longues qu’en France. Si une étude d’INTERBEV en 2023 a fait le bilan des techniques de décontamination physique des carcasses et viandes de bovins et de veaux, les leviers d’actions permettant une optimisation des DLC des abats français manquent.

Objectif : Analyser les leviers techniques, réglementaires et technologiques permettant de réduire la contamination des abats et de prolonger leur durée de vie :
1/ Rappeler le cadre réglementaire européen sur les techniques utilisables en intégrant les spécificités liées à la nature des abats et à leurs conditions de traitement.
Identifier l’existence d’éventuelles réglementations nationales non harmonisées au niveau UE dans certains pays membres (usage d’auxiliaires technologiques, décontamination par exemple) permettant d’améliorer la conservation des abats, comparaison de l’application du cadre réglementaire entre États membres, identification des pistes réglementaires favorables à la valorisation et à l’optimisation des DLC des abats en France.
2/ État des lieux des Meilleures Techniques Disponibles (MTD) pour l’amélioration de la durée de vie des abats : cartographie des procédés utilisés et des auxiliaires technologiques associés, identification des voies de valorisation à finalité alimentaire, recensement et l’analyse des MTD, évaluation des performances des solutions identifiées, analyse des impacts environnementaux des différentes solutions.

Livrables :
– Rapport détaillé par volet (format PowerPoint) ;
– Synthèse stratégique (format PowerPoint) intégrant des recommandations opérationnelles.


Modalités de réponse à l’appel à projets 2027

Dans un premier temps, les équipes intéressées soumettent une déclaration d’intention courte et précise en utilisant le cadre de présentation donné en annexe (modèle de déclaration d’intention, fiche DI). Le cas échéant, la déclaration d’intention aura pu être discutée et préparée avec les représentants des opérateurs économiques de la filière.

Dans un second temps, après sélection et avis du Service Recherche & Développement d’Interbev, les équipes présélectionnées présenteront un projet d’étude complet.

La déclaration d’intention, puis, s’il y a lieu, le protocole du projet d’étude devront être rédigés par un responsable, appelé « porteur du projet » qui assurera la coordination de l’ensemble du projet, organisera le calendrier et la répartition des tâches entre les différentes équipes de recherche et acteurs professionnels impliqués, s’il y a lieu, et sera garant de la qualité des résultats produits vis-à-vis d’Interbev.

Dans le cas d’un projet retenu (DI), si la participation d’entreprises est nécessaire à la bonne réalisation de l’étude, des contacts devront être établis et un calendrier d’intervention programmé lors de l’envoi du protocole.

Quand un projet sera accepté pour financement, le porteur du projet assurera l’animation d’un comité de pilotage dont les membres seront désignés en concertation avec le Service Recherche & Développement d’Interbev. Ce comité s’assurera du bon déroulement de l’étude jusqu’à la remise d’un rapport final.

Ce comité se réunira autant que de besoin, et au minimum 3 fois :
– Comité de pilotage initial, avant que l’étude ne commence, pour cadrer le périmètre de l’étude, les attentes exactes, les étapes à suivre, la méthodologie.
– Comité de pilotage intermédiaire, afin de suivre le bon déroulement de l’étude, en lien avec les problématiques de la filière, réorienter éventuellement l’étude, répondre aux éventuelles questions du centre technique porteur du projet, mettre en avant des points d’attention, faciliter les phases d’études nécessitant des enquêtes ou une présence dans les abattoirs ou autres structures de la filière, par exemple.
– Comité de pilotage final, une fois que les résultats de l’étude ont été obtenus. Celui-ci doit permettre d’aider à l’analyse et à l’interprétation des résultats. Il permet aussi de mettre en perspective les résultats obtenus au regard de la question initiale posée par la filière.

Les résultats des travaux seront formalisés sous forme d’un rapport complet et d’une note de synthèse d’une page reprenant le contexte général de l’étude, ses objectifs, les rappels du dispositif expérimental et les principaux résultats. Cette note de synthèse est rédigée en langue française et en langue anglaise.

Calendrier

Calendrier :

1] Les déclarations d’intention pour l’appel à projets 2027 devront parvenir au Service Recherche & Développement d’Interbev au plus tard 4 septembre 2026, 12h :
– sous la forme d’un fichier Word selon le modèle joint, intitulé comme suit, sans espace : « année_porteur du projet_di » (exemple : 2027_dupont_di)
– envoyées à l’adresse suivante : h.chardon@interbev.fr

2] La sélection des déclarations d’intention aura lieu le 25 septembre 2026 (1ère phase) puis le 16 octobre 2026 (2ème phase). Entre ces 2 phases, des échanges et demandes de compléments pourront être demandés par Interbev. Les avis émis seront communiqués aux différentes Sections d’Interbev. Les porteurs de projets seront avertis de la pré-sélection ou non de leur projet par courriel début décembre 2026. En cas de réponse favorable, il leur sera transmis le modèle de présentation du protocole d’étude complet.

3] En cas de sélection de la déclaration d’intention, les projets complets avec protocole d’étude et demande de financement détaillé devront être adressés à Interbev au plus tard le 8 janvier 2027 :
– sous la forme d’un fichier Word intitulé, sans espace, comme suit : année_porteur du projet_pro (exemple : 2027_dupont_pro)
– envoyés à l’adresse suivante : h.chardon@interbev.fr

4] La sélection des projets de recherche pouvant être financés aura lieu le 22 janvier 2027 pour l’examen des protocoles d’étude. Les porteurs de projet pourront être invités à participer à cette réunion en tant que de besoin.

5] Les décisions d’acceptation pour financement des projets de recherche seront communiquées aux porteurs de projets en février 2027 avec l’établissement d’un projet de convention. Toute demande de cofinancement des projets par un autre organisme devra être faite en parallèle de la demande de financement par Interbev.

Modalités d’expertise des projets et critères de sélection

Les déclarations d’intention, comme les projets finaux, seront expertisés par le Service Recherche & Développement d’Interbev.

Lors de chacune des étapes de l’appel à projets, les dossiers qui ne sont pas parvenus à Interbev aux dates d’échéance définies dans le calendrier ne seront pas expertisés et par conséquent seront éliminés.

Il en sera de même en cas de non respect des modèles de présentation fournis ou lorsque les déclarations d’intention ou les protocoles seront jugés incomplets par le Service Recherche & Développement.

Lors de l’examen des déclarations d’intention, le Service Recherche & Développement sélectionnera les projets en tenant compte entre autres :
– de la correspondance avec l’un des thèmes de l’appel à projets ;
– de l’adéquation avec les objectifs généraux de l’appel à projets ;
– de l’adéquation de la réponse apportée par la déclaration d’intention à la question posée par la filière ;
– de la clarté et de la lisibilité de la proposition ;
– du respect du plan de présentation de la déclaration d’intention ;
– de l’adéquation entre le coût prévisionnel du projet et l’intérêt des résultats prévus pour la filière ;
– de la justesse des estimations budgétaires annoncées dans la déclaration d’intention (en indiquant le budget maximum).

Lors de l’examen des projets d’étude, le Service Recherche & Développement tiendra compte entre autres :

– de la correspondance entre le projet final et la déclaration d’intention, ainsi que, le cas échéant, de la prise en compte des remarques exprimées par le Service lors de l’examen de la déclaration d’intention ;
– de la rigueur de présentation du protocole de recherche qui conditionne sa lisibilité et sa compréhension ;
– de la pertinence des informations contenues dans chaque rubrique et plus particulièrement de celles qui permettront :

– d’évaluer la justification du projet par rapport à l’état de l’art relatif au thème d’étude,
– d’apprécier la capacité de l’équipe de recherche à conduire le projet à son terme dans les délais prévus ;

– de l’adéquation et justification des plans et schémas expérimentaux avec les résultats prévus, et en particulier de la justification fournie pour les analyses prévues et le choix des méthodes d’analyse correspondantes ;
– de la transparence des méthodes de traitement des données utilisées ;
– des propositions de valorisation des résultats obtenus ;
– de la précision, de la clarté et de la bonne justification des éléments budgétaires et de leur adéquation avec le protocole proposé ;
– du démarrage de l’étude avant le 31 mai 2027.

Modalités de financement, propriété des résultats et confidentialité

Financement

Le financement des projets retenus pourra être assuré par plusieurs partenaires définis par convention. Dans le cas d’un cofinancement ou d’un partenariat, les conventions ou contrats passés par le porteur de projet avec les autres partenaires seront transmis au Responsable du Service R&D.

Clé de répartition financière/espèce.

Le plan de financement précis doit faire apparaître le coût global du projet et la part demandée à INTERBEV selon les modalités suivantes :

  • Instituts techniques, organismes privés, prestataires indépendants : coût exprimé en TTC
  • Organismes publics : coûts exprimés en net de taxe. Frais de gestion administrative (et tout autre frais) à inclure impérativement au coût global.

Dans le cas où plusieurs partenaires sont associés : le coût par partenaire doit clairement apparaître.

Pour un projet retenu pour financement, un premier acompte de 50% du montant demandé à Interbev sera versé à la signature de la convention d’étude. Les modalités de versement du solde seront définies dans la convention d’étude.

Si un projet fait l’objet d’autres financements, ces financements seront clairement indiqués, selon leur source, leur montant et leur nature. Les salaires publics peuvent apparaître pour information dans le plan de financement du projet mais ils ne seront pas pris en charge par Interbev.

Propriété des résultats et confidentialité

Les résultats des travaux d’étude sont la propriété d’INTERBEV et des financeurs potentiellement associés. La propriété intellectuelle et industrielle des résultats sera toutefois précisée dans chaque convention d’étude, en fonction du projet et des partenaires selon les modalités suivantes :

– Instituts techniques, organismes privés, prestataires indépendants : Prestation de service. INTERBEV est propriétaire exclusif des résultats des travaux qu’elle finance.
– Organismes publics : Collaboration de recherche. INTERBEV est copropriétaire des résultats avec l’organisme de recherche public.

Dans le cas où des partenaires privés et publics sont associés dans un même projet de recherche financé par INTERBEV, la propriété des résultats s’applique comme précisé ci-dessus.

Des modifications pourront être apportées, après avis du Service Recherche & Développement d’Interbev, au vu du déroulement du programme proposé et des résultats obtenus.

La participation à l’appel à projets implique explicitement qu’aucun des résultats obtenus dans ce cadre ne peut être diffusé avant validation par le service Recherche & Développement d’Interbev. La valorisation des résultats et leur modalité de diffusion devront obtenir l’accord d’Interbev et des financeurs potentiellement associés. Le financement de l’étude par Interbev devra être précisé lors de toute diffusion des résultats obtenus.

Lorsqu’Interbev est l’unique financeur, Interbev se réserve en tout état de cause la priorité de toute diffusion. Le caractère confidentiel d’un projet financé dans le cadre du présent appel à projets et des résultats obtenus seront définis par le Service Recherche & Développement d’Interbev au vu de l’examen du programme d’étude proposé, de l’état des travaux et des résultats obtenus.

ANNEXE : formulaire de déclaration d’intention

Pour toute information complémentaire, merci d’adresser votre demande par courriel à l’adresse suivante : h.chardon@interbev.fr