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Concertations avec les parties prenantes externes

L’interprofession Elevage et viande réunit 22 organisations nationales de l’élevage à la commercialisation, avec qui elle est en concertation et en co-construction de façon permanente. En externe, elle est en relation avec des instances représentant tous les publics. La filière veut ainsi instaurer un dialogue avec les parties prenantes pour déterminer leurs attentes et échanger sur les axes d’amélioration.

ONG de protection de l’environnement

En 2014, la filière a souhaité instaurer un dialogue ouvert et constructif avec des parties prenantes, en invitant les ONG de protection de l’environnement et de solidarité internationale à se retrouver avec des représentants des professionnels de la filière pour échanger sur l’élevage bovin français et la production de viande bovine. Green Cross, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et la Fondation WWF France ont répondu présentes et se sont pleinement investies dans cette démarche.

Les rencontres d’experts et les échanges sur le terrain ont permis de partager collectivement un état des lieux des enjeux économiques, sociaux et techniques qui pèsent aujourd’hui sur la production de viande bovine. Un médiateur a garanti l’équilibre et la transparence dans les échanges.
De ces concertations ressort aussi un grand nombre de points d’accords, notamment sur les services écosystémiques rendus par l’élevage bovin, les bénéfices de l’herbe et les cycles vertueux issus des complémentarités entre élevages et cultures (polyculture, équilibre systèmes d’élevage-grandes cultures à l’échelle des exploitations et des territoires) et des axes de travail en commun.

L’un des résultats de cette concertation est la publication « Élevage bovin allaitant français et climat » en 2017. Ce document commun fait état des pistes de diminution des gaz à effet de serre favorables aux autres impacts environnementaux. Parmi les principaux :

  • maintenir et accroître le stockage de carbone dans les sols ;
  • renforcer le lien au sol et l’autonomie des élevages et territoires ;
  • encourager la production de protéines végétales et la culture de l’herbe ;
  • valoriser les effluents pour viser l’autonomie de la fertilisation.

Il est également apparu nécessaire de mieux prendre en compte les impacts positifs de l’élevage bovin allaitant dans les évaluations environnementales. Le travail va se poursuivre par des échanges réguliers autour de sujets comme les phases d’engraissement des bovins ou encore la structuration et les évolutions de la filière Viandes Bio.

Elevage bovin allaitant français et climat – document intégral

Elevage bovin allaitant français et climat – Synthèse

ONG de protection animale

Dans la continuité des concertations menées sur les questions environnementales, INTERBEV s’est rapprochée en 2017 de quatre ONG « welfaristes » : l’OEuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir (OABA), Compassion In World Farming France (CIWF France), Welfarm – Protection mondiale des animaux de ferme et la Fondation Droit éthique et Science (LFDA). Un médiateur, présent lors des concertations, garanti l’équilibre et la transparence dans les échanges.

La première étape a été de partager des informations et connaissances sur la filière française, sur les différentes approches et définitions du bien-être animal.
Des sujets de concertations prioritaires ont été identifiés, comme l’engraissement des bovins mâles, les bâtiments et le logement des veaux ou encore l’abattage sans étourdissement préalable. Sur ce sujet, une position commune en faveur de la généralisation de l’étourdissement, pour tous types d’abattage, a été adoptée sous condition que les modalités de mise en œuvre soient entérinées par l’État et les cultes. Une demande signée par tous a été adressée dans ce sens au gouvernement qui doit désormais s’emparer du sujet. Du côté de la filière, la volonté affirmée de travailler sur cet enjeu important passera dans un premier temps, par une mise à jour et un suivi des données d’abattage.

Participation à des instances nationales

Des échanges d’informations permanents avec les vétérinaires

Depuis 2018, INTERBEV s’appuie sur un réseau vétérinaire dont les membres sont issus des organisations, structures et associations représentatives de la profession vétérinaire en France. Les réunions régulièrement organisées maintiennent les liens existants entre les professionnels de la santé animale et ceux des filières bovine, ovine, caprine et équine. Les enjeux sociétaux sont au cœur de ces rencontres et pourraient conduire à des collaborations.

Des échanges réguliers avec les diététiciennes

Depuis 2016, INTERBEV travaille avec 24 diététiciennes indépendantes exerçant dans toutes les régions de France. Le réseau des diététiciennes constitué par la filière est devenu une instance de concertation pour des sujets majeurs : la nutrition, l’équilibre, les comportements alimentaires, la consommation de viande. Un séminaire d’information et de réflexion collective est organisé chaque année, sur trois jours. En 2019, ces échanges ont porté sur :
• les nouvelles recommandations alimentaires de santé publique ;
• le déploiement de la loi EGalim en restauration collective ;
• le Bio ;
• la place de la viande dans un régime alimentaire plus durable.

Un dialogue enrichissant avec des interlocuteurs externes

Fin 2018, une autre démarche d’échange a été entamée sur la place de la viande dans l’alimentation avec des experts et acteurs de la société civile.
Comment inscrire la viande dans une alimentation, saine, équilibrée et durable ? Pour répondre à cette question, INTERBEV favorise des rencontres et échanges entre des professionnels de toute la filière et une dizaine d’experts et acteurs de la société civile. Parmi ceux-ci, sociologues, nutritionnistes, chef cuisinier, représentants d’organisations de protection de l’environnement, de l’alimentation durable et associations de consommateurs.
Les objectifs communs sont :

  • d’identifier les attentes et recommandations de ces acteurs pour enrichir les réflexions de la filière et renforcer les engagements du PACTE ;
  • mieux comprendre les controverses vis-à-vis de l’élevage pour mieux y répondre ;
  • aborder la complexité des enjeux en dépassant les messages ou considérations simplistes.

 

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